# 11, 6 mai 2011
Un partenariat économique renforcé avec le Pakistan
Le Premier ministre François FILLON et Pierre LELLOUCHE reçoivent Syed Yousuf Raza GILANI
Le Premier ministre François FILLON et Pierre LELLOUCHE ont reçu Syed Yousuf Raza GILANI, Premier ministre de la République islamique du Pakistan, le jeudi 5 mai à l'Hôtel de Matignon, pour un entretien et un dîner de travail. Cette rencontre a donné lieu à la signature de trois déclarations conjointes portant sur les questions politiques, la coopération en matière de sécurité et le développement des relations économiques et commerciales entre la France et le Pakistan.

Cette dernière déclaration, qui a été signée par Pierre LELLOUCHE et son homologue pakistanaise Hina Rabbani KHAR, prévoit un ensemble de mesures d'ordre commercial et financier : des soutiens financiers, notamment de l'Agence française de développement, à des projets d'infrastructures au Pakistan dans les secteurs de l'eau et de l'énergie, la facilitation des contacts commerciaux, notamment via la création d'un Conseil des chefs d'entreprises France-Pakistan, la promotion des coopérations sectorielles, avec l'intervention d'Ubifrance pour favoriser les exportations de PME françaises vers le Pakistan, et enfin, la mise en place d'une Commission administrative sur les sujets économiques et commerciaux devant travailler à la suppression des barrières non-tarifaires et à la prévention et au règlement des différends commerciaux entre les deux pays.

La France a, par ces accords, clairement confirmé sa volonté d'aider le Pakistan à faire face aux défis de la lutte contre le terrorisme et du développement économique.


13 mai
Conseil "Commerce extérieur" à Bruxelles
18-20 mai
Déplacement en Chine
21-22 mai
Déplacement au Qatar avec une délégation d'entreprises pour la préparation de la Coupe du monde de football 2022
30-31 mai
Déplacement en Algérie

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La solidarité entre grands groupes et PME : un levier essentiel de la croissance française
Le logo de Pacte PME
Pierre LELLOUCHE, Secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, a réuni le 5 mai 2011 au siège de Safran les dirigeants des sociétés membres de Pacte PME, de Pacte PME international et d'autres grands groupes français exportateurs. Cette réunion s'est conclue par la signature d'une charte du portage des PME à l'international, nouvelle étape de la mobilisation en faveur de la solidarité entre les grands groupes et leurs PME ou entreprises de taille intermédiaire (ETI) sous-traitantes.

Le constat est partagé par tous : les entreprises françaises doivent aller chercher la croissance là où elle se trouve, grâce à l'export. Le Président Obama avait la même idée lorsqu'il lançait au début de son mandat le slogan « Nouveaux marchés, nouveaux emplois ».

Les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) produisent déjà un quart de la richesse mondiale, demain la moitié et ce sont les grands émergents qui ont permis à la France d'augmenter de 50 Mds€ ses exportations et de créer ou préserver grâce à cette augmentation plus de 120 000 emplois en 2011. Malgré cette nouvelle réalité, les grands émergents ne représentent encore que 5 % de nos débouchés commerciaux, contre près de 10 % pour l'Allemagne, qui tire ainsi un tiers de sa croissance du solde extérieur. Par ailleurs, une part importante des créations d'emplois vient du tissu de PME qui, dans beaucoup de secteurs, n'ont souvent pas la masse critique pour se projeter seules hors de nos frontières, a fortiori hors de l'Europe.

Dans ce contexte, Pierre LELLOUCHE a appelé à rassembler nos forces à l'international, dans un seul but : le combat pour l'export et pour l'emploi. Il a en particulier souligné l'impératif de solidarité entre entreprises françaises à l'international et invité les grands groupes à ne pas oublier leur responsabilité sociale vis-à-vis de leur écosystème, dans leur propre intérêt, dans celui des PME/ETI françaises, et donc de l'emploi en France.

Pierre LELLOUCHE a donc demandé aux grands groupes d'aller plus loin dans leur politique de partenariat à l'international avec leur tissu de sous-traitants français en signant une charte du portage à l'international. Cette solidarité renforcée passe par plusieurs mesures concrètes que vont prendre les grands groupes signataires, notamment :

  • la consultation systématique de la sous-traitance française pour leurs ventes à l'export ;
  • une meilleure coordination entre le directeur des achats et le directeur international pour intégrer les PME françaises dans leur stratégie de développement à l'international ;
  • l'ajout de critères non exclusivement financiers, incluant notamment les actions de portage des PME, dans l'évaluation de la performance des cadres des grands groupes à l'international ;
  • la mise en place d'indicateurs pour suivre la progression de la participation des PME/ETI françaises aux grands contrats export.

Ces engagements sont à la fois dans l'intérêt des PME et ETI que nous voulons emmener à l'international, mais c'est aussi dans l'intérêt des grands groupes eux-mêmes, qui bénéficieront d'un tissu de sous-traitants renforcé et pérenne. Il s'agit bien d'une stratégie gagnant-gagnant.

  
  
  
  
  
  
  
  
  
  
  
  
  
  
   
Fabrice BRÉGIER, Président de Pacte PME
A l'occasion de la signature de la charte du portage international, Fabrice BRÉGIER, Président du Pacte PME, représentant des 28 grands groupes français que compte l'association, détaille l'importance du rôle des PME dans notre commerce extérieur.
Fabrice BRÉGIER, Président de Pacte PME
La charte signée hier, c'est un engagement des grands groupes français pour aider les PME ?

C'est l'aboutissement d'un travail de réflexion que nous menons au sein de l'association Pacte PME. Un groupe de travail a ainsi pu dégager un certain nombre de bonnes pratiques, qui visaient à concilier intérêt général et intérêt des groupes. En quelque sorte, faire mieux pour notre « écosystème » de PME, tout en étant exigeant sur leur stabilité économique, leur capacité à innover et à rester compétitives. Ce que nous voulons développer, c'est un système gagnant-gagnant, où chacun fera les efforts qu'il n'a peut-être pas assez fait auparavant.

La charte signée hier matérialise cela, et encourage les grands groupes membres de notre association à mettre ces bonnes pratiques en œuvre. L'État est de plus partie prenante, et a réitéré hier, par la voix de Pierre Lellouche, son intention d'être extrêmement attentif. Tant mieux !

Que les grands groupes français travaillent avec des PME françaises semble pourtant être une affaire de bon sens. Comment expliquez-vous que cela ne fonctionne pas si bien aujourd'hui ?

Ce n'est pas aussi simple que cela. Quand on travaille avec des PME, il y a un certains nombre de freins qui ne sont peut-être pas visibles au premier abord, mais qui sont pourtant déterminants et donc à prendre en compte. Déjà, il faut le temps de trouver les bonnes PME, et vous comprendrez bien qu'il est toujours plus facile de gérer un marché de 100 M€ que 100 marchés de 1 M€. Ces facteurs de temps, et de taille, sont donc majeurs dans la relation économique entre PME et grands groupes. Tout comme l'est le facteur risque, lorsque l'on souhaite travailler avec une nouvelle entreprise proposant une nouvelle idée, et la capacité d'accompagnement sur nos marchés internationaux.

Cet ensemble de facteurs oblige à mettre en œuvre un système exigeant : notre objectif à tous, c'est de travailler mieux ensemble et d'aider les PME les plus dynamiques à gagner de nouveaux marchés à l'export.

Pensez-vous qu'un changement de mentalité, de culture, sont aujourd'hui nécessaires, pour lutter dans la compétition économique mondiale ?

Il y a effectivement un problème de mentalité. On peut observer qu'aux États-Unis, c'est la Loi qui a solutionné ce sujet, avec le Small Business Act, alors qu'en Allemagne, le patriotisme économique, si vous me permettez ce terme parfois galvaudé, est culturel, et profondément ancré dans les méthodes de travail.

En France, nous avançons peu à peu sur les deux tableaux en même temps, avec une vision de moyen-terme. Ce que nous visons, c'est en fait une excellence durable. Et cette excellence à la française ne sera durable qu'avec des fournisseurs durables. Je crois que le Pacte Export signé hier nous place sur la bonne voie pour changer les pratiques, et avoir rapidement des résultats significatifs grâce à l'implication plus déterminée des grands groupes et le travail en réseau de l'ensemble des promoteurs publics ou privés de l'industrie française à l'export.

Questions au Gouvernement, Assemblée nationale, mercredi 04 mai 2011
Questions au Gouvernement,
Assemblée nationale,
mercredi 04 mai 2011
La page web de l'émission Internationales, sur TV5 Monde-RFI, du dimanche 08 mai 2011
Invité de l'émission Internationales,
TV5 Monde-RFI,
dimanche 08 mai 2011
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