L’Autorité des marchés financiers publie l’édition 2018 de sa cartographie des marchés et des risques

Paru dans le N°256 - 19 juillet 2018
Marchés

L’autorité des marchés financiers (AMF) a publié sa cartographie 2018 des marchés et des risques(1) qui constitue un panorama de l’évolution sur un an des risques liés à l’actualité économique, financière et réglementaire. Elle analyse le financement de l’économie, les marchés ainsi que l’épargne des ménages et la gestion collective.

L’AMF souligne que si la conjoncture actuelle apparaît favorable avec des records d’activité économique et des marchés dynamiques, cela n’occulte pas le risque d’une re-tarification forte et rapide du prix des actifs financiers. Or, une correction du prix des actifs constitue toujours le premier risque pour les marchés financiers. En effet, pour l’AMF, les niveaux de valorisation atteints semblent objectivement élevés à la fois en perspective historique, mais aussi au regard des fondamentaux selon toute une batterie d’indicateurs, à commencer par les marchés actions américains. Toute correction sur ce segment se propagerait très vraisemblablement au reste des marchés actions.

L’AMF note que, face à des endettements record, la remontée des taux d’intérêt, en rythme et en amplitude, constitue le second risque identifié, alors que les politiques monétaires divergent des deux côtés de l’Atlantique.

Elle ajoute que les transformations des marchés modifient les risques, notamment pour le processus de formation des prix. Ainsi, le Brexit pourrait engendrer des modifications profondes et durables, avec des questions de transition et de continuité qui nécessitent que les acteurs se préparent à des scénarios de changement brutal compte tenu de l’incertitude politique qui paraît très forte. En outre, un accroissement de la fréquence et de la gravité des catastrophes naturelles causées par le réchauffement climatique, tout comme une transition mal ordonnée vers une économie moins émettrice de gaz à effet de serre, peuvent exercer un impact significatif sur le secteur financier via les coûts accrus des dommages (assurances, obligations catastrophes...) ou via des dépréciations d’actifs.

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