Discours sur l'état de l'Union européenne

Paru dans le N°302 - 24 septembre 2020
Institutions

Le 16 septembre 2020, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prononcé un discours sur l’état de l’Union(1), en session plénière du Parlement européen.

Revenant sur la pandémie qui n’est pas terminée, les frontières fermées, les systèmes de santé éprouvés, la présidente de la Commission européenne met l’accent sur le plan de relance NextGenerationEU.

Dans l’objectif de protéger les vies et sauver les emplois, une Union européenne de la santé doit permettre d’améliorer la capacité de gestion des crises de l’UE, en renforçant les pouvoirs de l’Agence européenne du médicament, en créant une agence de recherche et de développement biomédicaux avancés et en réfléchissant aux questions des compétences en matière de santé.

La présidente de la Commission européenne rappelle que pour prévenir les licenciements massifs engendrés par l'épidémie et les confinements dans plusieurs pays, la Commission a créé le programme SURE (Europe supported short time work) pour soutenir l’activité partielle des travailleurs et entreprises et présentera une proposition législative pour mettre en place un cadre de salaires minimum.

Elle évoque aussi le déclenchement de la clause dérogatoire générale du Pacte de Stabilité et de Croissance pour la première fois dans l’histoire de l’Union européenne, qui permet aux Etats membres de dévier de leur trajectoire budgétaire fixée par le Conseil pour faire face à la récession économique sévère (baisse de 12% du PIB au deuxième trimestre 2020). La Commission européenne a autorisé plus de 3 trillions d’euros d’aides publiques au soutien des entreprises et des industries, et elle estime qu’à plus long terme, un renforcement de l’Union économique et monétaire assurera mieux la stabilité et la compétitivité des économies.

Elle évoque le pacte vert pour l’Europe concentré sur l’objectif d’une Europe climatiquement neutre d’ici à 2050 et propose de baisser les émissions de carbone de 55 % en 2030 par rapport à 1990, en remplacement d’une cible à - 40 % et de consacrer un tiers du fonds de relance post-Covid à des investissements verts.

Elle a également évoqué la création de « nouvelles vallées européennes de l’hydrogène » et le déclenchement d’une vague de rénovation des constructions, et l'élaboration d’un plan commun pour le numérique : connectivité, compétences, services publics dans le respect de la vie privée, la liberté d’expression et la cybersécurité.

Au plan international, elle rappelle que la Commission, soutenant l’alliance transatlantique, pousse à ce que l’Europe prenne position sur la scène politique et approfondisse ses partenariats avec les Etats tiers.

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