Statistiques de l’INSEE sur les salaires dans la fonction publique de l’État

Paru dans le N°301 - 10 septembre 2020
Questions sociales

L’INSEE a publié, le 21 juillet 2020, une étude statistique sur les salaires dans la fonction publique de l’État en 2018(1).

Fin 2018, la fonction publique de l’État (FPE) emploie 2,2 millions d’agents civils représentant un volume de travail qui s’élève à 2 millions d’équivalents temps plein (EQTP).

Tous statuts confondus, leur salaire net moyen en EQTP s’élève à 2 573 euros par mois, soit une hausse de 0,6 % en euros courants, mais une baisse de 1,2 % en euros constants, expliquée par l’inflation.

Le salaire net moyen des fonctionnaires s’établit à 2 744 euros par mois, soit une baisse en euros constants de 1,4 % par rapport à 2017. Le salaire net moyen des fonctionnaires de catégorie A (deux tiers des fonctionnaires de la FPE ) est de 2 988 euros par mois, soit une baisse de 1,4 % en euros constants par rapport à 2017. Celui des fonctionnaires de catégorie B baisse de 2,0 %, à 2 456 euros par mois et celui des fonctionnaires de catégorie C baisse de 1,4 % et s’établit à 1 997 euros par mois.

Les non-fonctionnaires perçoivent en moyenne 2 094 euros nets par mois en 2018, soit une baisse de 0,6 % en euros constants.

« En 2018, à corps, grade et échelons donnés, le salaire d’un agent de la fonction publique de l’État est stable en moyenne en euros courants. En tenant compte de l’inflation, il diminue de 1,8 % ».

En 2018, le salaire net médian, qui partage les salariés de la FPE en deux groupes d’effectifs égaux, s’établit à 2 378 euros par mois. « Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés perçoivent au plus 1 538 euros nets par mois (1er décile) alors que les 10 % les mieux rémunérés gagnent plus de 3 704 euros (9ème décile) ».

Le salaire net des femmes reste inférieur de 13,5 % en moyenne à celui des hommes. « L’écart est plus marqué au sein des salariés de catégorie A (16,1 %) et de catégorie C (13,9 %) que pour ceux de catégorie B (8,4 %) ». L’écart de rémunération s’explique par le fait que les femmes ont plus fréquemment des parcours professionnels comportant des périodes de travail à temps partiel et/ou des interruptions de carrière qui pèsent sur leurs trajectoires salariales et qu’elles occupent plus souvent les postes les moins rémunérateurs. Cependant, à profil identique (âge, grade, catégorie et statut égaux), les femmes perçoivent en moyenne 3,0 % de moins que les hommes, soit le même écart qu’en 2017.

Enfin, l’étude précise que la rémunération nette moyenne des personnes en place, c’est-à-dire présentes du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 chez le même employeur et avec la même quotité de temps de travail pendant ces deux années, est quasi stable en euros constants (+ 0,1%). Ainsi « l’augmentation en euros courants (+ 2,0 %), qui reflète les effets positifs des gains d’ancienneté et des progressions de carrière, est quasiment compensée par la hausse des prix (+ 1,8 %) ».

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