Publication d’une étude statistique de l’INSEE sur l’industrie automobile en France

Paru dans le N°285 - 5 décembre 2019
Marchés

L’INSEE a publié, le 21 novembre 2019, une étude statistique intitulée « L’industrie automobile en France : l’internationalisation de la production des groupes pèse sur la balance commerciale »(1).
 
La France est le cinquième pays fabricant automobile de l’Union européenne (UE), avec 6,7 % de la production européenne en 2016, derrière l’Allemagne (44 %), le Royaume-Uni (8,2 %), l’Espagne (7,4 %) et l’Italie (7,2 %). Ce poids a été divisé par deux depuis 2000, où il représentait alors 13,1 % de la production européenne.

La production automobile de la France en 2016 est estimée à 55 milliards d’euros. 418 groupes relèvent du secteur automobile et concentrent 92 % de cette production. L’ensemble des filiales de ces groupes en France totalise un chiffre d’affaires de 144 milliards d’euros et emploie 218 000 personnes en équivalent temps plein (ETP).

Les 56 groupes multinationaux français, qui comptent plus de 800 filiales, génèrent un chiffre d’affaires en France de 107 milliards d’euros et 135 milliards d’euros à l’étranger. Les groupes automobiles conçoivent et fabriquent 97 % du montant de leur production, ils ont recours à la sous-traitance essentiellement pour la production de ceintures et de airbags et des parties d’équipements électriques.

La balance commerciale française est déficitaire en produits automobiles du fait des importations des constructeurs étrangers, majoritairement allemands.

« Les groupes multinationaux classés automobiles en France sont exportateurs nets de voitures particulières (solde de 2,9 milliards d’euros). Toutefois, les importations par ces groupes de voitures particulières sont élevées (10,1 milliards d’euros) en comparaison de leur production nationale (18,9 milliards d’euros). Ces importations par les groupes multinationaux classés automobiles en France représentent ainsi plus d’un tiers des importations totales de voitures particulières ».

Enfin l’étude précise que si les groupes multinationaux français contribuent toujours positivement au solde commercial, ils ont localisé une partie majoritaire de leur production à l’étranger pour servir les marchés locaux, mais aussi pour être réexportée vers la France.

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