Selon l’INSEE, en 2015, le « made in France » représente 81 % de la consommation des ménages, mais seulement 36 % de celle des biens manufacturés

Paru dans le N°276 - 20 juin 2019
Entreprises

Dans une publication statistique(1) du 5 juin 2019, l’INSEE constate que le « made in France » représentait, en 2015, 81 % de la consommation totale des ménages, mais seulement 36 % de celle des biens manufacturés.

D’après la définition juridique du « made in France », « un produit est considéré complètement « made in France » quand au moins 45 % de sa valeur ajoutée est produite en France ».

L’approche statistique retenue par l’INSEE permet de parer à l’effet de seuil induit en ne considérant comme « made in France » que le contenu en valeur ajoutée domestique. Ainsi « Si une chemise est produite en France et composée à 50 % de valeur ajoutée française, elle est considérée comme 100 % "made in France" du point de vue juridique » alors que selon l’approche statistique 50 % de la chemise est  "made in France" ».

Seulement 18,7 % de la consommation des ménages est importée. La consommation de services représente moins de 10% des contenus en importation.

La consommation des ménages est davantage « made in France » que l’investissement et les exportations. Ainsi, « les machines et équipements et les matériels de transport ou industriels pèsent davantage dans l’investissement que dans la consommation des ménages ; leur contenu en importation est important : 84 % pour la demande intérieure finale en matériels de transport ».

La consommation en « made in France » est plus élevée chez les personnes âgées ainsi que chez les cadres qui « consomment davantage de services -loisirs, culture, hôtels-cafés-restaurants- postes de consommation qui sont naturellement plus intenses en « made in France ». À l’inverse, les ouvriers et les agriculteurs allouent une plus grande part de leur budget aux denrées alimentaires et aux boissons, qui sont moins intenses en "made in France" ».

Selon l’INSEE en 2015, le contenu importé des produits consommés en France provient principalement d’Allemagne (13,0 %), des États-Unis (8,0 %), de Chine (7,7 %), du Royaume-Uni (6,7 %), d’Espagne (6,5 %), d’Italie (6,2 %) et de Belgique (5,4 %). Cette répartition française est proche de celle du « made in » de ses grands voisins européens.

En tendances, l’INSEE analyse que « le contenu de la consommation française en importations chinoises augmente sensiblement (+ 3,9 %), alors que le contenu en importations italiennes recule (– 2,5 %). Dans une moindre mesure, les contenus de la consommation française en importations japonaises (– 1,0 %), espagnoles (– 1,2 %) et britanniques (– 1,1 %) se replient, alors que ceux en importations américaines (+ 0,8 %), polonaises (+ 0,9 %) ou irlandaises (+ 0,5 %) progressent légèrement ».

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