Publication du tableau de bord de l’attractivité de la France – Edition 2021

Business France a publié son rapport 2021 sur l’attractivité de la France(1).

En 2020, la France a été très attractive pour les investisseurs étrangers alors même qu’elle traversait la pire crise qu’elle connaissait depuis l’après-guerre. En effet, la France est, pour la 2ème année consécutive, la première destination des investissements internationaux en Europe (17,7%), devant le Royaume-Uni (17,5%) et l’Allemagne (16,7%).

Cela s’explique par plusieurs facteurs. Le marché français est structurellement stable et la rétractation de l’activité en 2020 liée à la pandémie a été moins forte que chez nos voisins. L’activité a connu le plus fort niveau de croissance depuis 50 ans en s’établissant à 7% en 2021.

Après une baisse de mars à mai 2020, les exportations ont recommencé à augmenter dès le mois de juin 2020, puis ont retrouvé leur niveau d’avant crise au premier semestre 2021. Par ailleurs, la fiscalité a diminué puisque l’impôt sur les sociétés a été ramené à 28% en 2020 et est désormais inférieur aux taux d’imposition allemands.

L’attractivité de la France est favorisée par une modernisation de l’environnement administratif français. En effet, la France a gagné 7 places au titre de l’efficacité du secteur public dans l’édition 2021 du World Competitiveness Yearbook (annuaire mondial de la compétitivité). Notamment, la France est l’un des pays où le nombre de jours nécessaires à la création d’une entreprise est le plus faible.

L’attractivité de la France est particulièrement marquée dans les activités industrielles. Deux tiers des investissements dans les activités de production en France sont originaires des pays frontaliers et des Etats-Unis. L’Allemagne est le 1er investisseur étranger en France avec 18% de projets de production dans les domaines de la chimie-plasturgie, l’agroalimentaire ou encore l’énergie-recyclage.

La France conserve également sa position de première destination européenne pour les projets d’investissement internationaux pour les activités de R&D.

Par ailleurs, la France est le 4ème pays de l’UE d’accueil des filiales étrangères derrière la Roumanie, l’Allemagne et la République Tchèque. En termes de valeurs ajoutées créées, les filières étrangères ont contribué en 2018 à hauteur de 65 Mds€ dans l’industrie manufacturière, 104 Mds€ dans le secteur des services non financiers (soit 7% de la valeur ajoutée des services non financiers).

La part de détention de la capitalisation boursière de la place de Paris par les non-résidents s’élève à 39,9% fin 2020.

Enfin, la France détient le 6ème rang mondial d’accueil des étudiants étrangers derrière les Etats-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Canada.

 
Notes
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