Ne subissons pas la crise comme une pression qui paralyse, mais comme un aiguillon qui stimule

Trois mois après ma prise de responsabilité au sein du Gouvernement, je me soumets volontiers à l’exercice de la rédaction de l’éditorial de la Lettre de la DAJ dont je suis un lecteur assidu et qui m’offre aujourd’hui l’opportunité de m’adresser directement à ses 15 000 abonnés.
Notre pays traverse une crise sanitaire inédite par son ampleur et par sa durée, dont les conséquences sur l’économie seront profondes et durables. Face à cette situation, le Gouvernement a fait le choix de soutenir l’ensemble des acteurs économiques touchés par la crise, préférant la mise en place de mesures d’aides d’urgence rapides et significatives, au plus près du terrain, répondant aux besoins des entreprises. Alors que d’autres pays en Europe et dans le monde ont fait des choix différents, la France a fait bloc derrière ses entreprises, ses artisans, ses commerçants, ses professions libérales et ses travailleurs indépendants pour les aider à surmonter la crise.

A ce titre, le Président de la République a donc fait le choix de renforcer l’équipe ministérielle de Bercy en consacrant un portefeuille aux Petites et Moyennes Entreprises qui disposent désormais d’un interlocuteur dédié. Mais, avec cette crise, les entreprises les plus performantes et les plus résilientes sont celles qui s’adaptent et font preuve d’empathie, de créativité et d’agilité. A cet égard, l’Etat et ses administrations doivent être exemplaires pour dépasser les contraintes générées par la crise et en faire une opportunité pour repenser leur mode de fonctionnement.

Hier avec le confinement, aujourd’hui avec le rebond de l’épidémie, nous avons deux priorités : protéger encore et relancer l’économie. L’administration et les opérateurs de l’Etat ont su se montrer réactifs. Ils doivent davantage faciliter l’accès aux dispositifs, simplifier l’accès au droit, alléger les règles de la commande publique, faire évoluer le cadre juridique pour qu’il protège autant qu’il stimule et qu’il encourage, quand il s’agit de relancer l’économie du pays.

En mobilisant des moyens nouveaux, en dépassant nos rigidités, nous assumons une forme de transgression dans l’action publique telle qu’elle était conduite jusqu’ici. Cette transgression nous oblige à l’égard des générations futures. Ainsi j’invite chacun à être acteur de cette transgression raisonnée et à s’engager pleinement pour une relance de l’économie qui soit plus vertueuse, plus numérique, plus sobre en énergie et plus respectueuse de l’environnement.
 
 
 
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