Publication d’une étude statistique de l’INSEE sur l’intérim, un secteur très spécialisé où le poids des multinationales étrangères est élevé

L’INSEE a publié, le 22 octobre 2019, une étude statistique intitulée « L’intérim, un secteur très spécialisé où le poids des multinationales étrangères est élevé »(1).

En 2017, le secteur de l’intérim a dégagé un chiffre d’affaires de 31,4 milliards d’euros, ce qui représente 10 % du chiffre d’affaires de l’ensemble des services aux entreprises. Si le recours à l’intérim est plus coûteux que le recours au contrat à durée déterminée, il permet néanmoins aux entreprises utilisatrices de se recentrer sur leur cœur de métier et de s’appuyer sur l’expertise des agences d’intérim en matière de ressources humaines.

Les entreprises appartenant à des multinationales étrangères réalisent près de la moitié du chiffre d’affaires du secteur. Le secteur compte des ETI et PME françaises mais ce sont les grandes entreprises, toutes étrangères, qui sont majoritairement présentes sur le territoire.

Le secteur est très spécialisé, il compte 1600 entreprises en 2017 qui réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires dans des activités d'intérim (93 % en 2017). « Les autres activités des entreprises d’intérim sont principalement des activités de sièges sociaux (1,3 %), de services auxiliaires des transports aériens (1,2 %), de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (0,7 %) et de gestion d’installations informatiques (0,7 %) ».

En valeur, l’activité progresse modérément entre 2007 et 2017 (+ 2,0 % en moyenne annuelle pour les unités légales du secteur), alors qu’elle avait été dynamique au début des années 2000 et surtout à la fin des années 1990. Hors effet prix, la hausse par rapport à 2007 est faible (+ 0,5 % en moyenne annuelle).

Les clients du secteur de l’intérim sont à 99 % des entreprises. L’industrie et le tertiaire sont les principaux utilisateurs de l’emploi intérimaire, la part de la première diminuant progressivement par rapport à celle du second entre 2007 et 2017.

Les taux de marge demeurent bas : l’essentiel de la valeur ajoutée sert à rémunérer les salariés. Fin 2016, le secteur de l’intérim emploie 42 900 salariés permanents et 645 000 intérimaires. Parmi les salariés permanents, la proportion de cadres et de professions intermédiaires est élevée (54 % contre 41 % dans l’ensemble des services aux entreprises) et la part des femmes est nettement plus élevée que dans l’ensemble des services aux entreprises (63 % contre 48 %). À l’opposé, les intérimaires sont majoritairement des hommes (74 %) et ils occupent le plus souvent des postes d’ouvriers, ce qui explique en partie l’écart entre le salaire horaire brut moyen des salariés permanents (18 euros) et celui des intérimaires (13 euros).
 
Notes
puce note (1) Étude de l’Insee : L’intérim, un secteur très spécialisé où le poids des multinationales étrangères est élevé
 
 
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