La DG Trésor publie un article relatif à l'agriculture française face aux chocs externes modélisée par le modèle Magali 2.0

La Direction générale du trésor (DG Trésor) a publié un article traitant des réactions du secteur agricole français à divers chocs externes(1).

Ces événements d’origine extérieure au marché peuvent tenir d’aléas tant climatiques qu’économiques, mais aussi du fait de l'évolution des préférences alimentaires. Or, en tant que premier producteur agricole de l’Union européenne (UE) avec une production s’élevant à 72 milliards d’euros en 2017, la France est particulièrement exposée aux chocs.

Afin de les analyser, la DG Trésor et le Service de la statistique et de la prospective du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ont développé un modèle de simulation du secteur agricole productif français confronté à des modifications de l'environnement économique : le modèle Magali 2.0(2).

L’outil Magali, régulièrement actualisé depuis sa création en 1983, fournit une analyse fine du système agricole français en traitant des séries de données économiques du secteur agricole complétées de 1975 à nos jours. Magali 2.0 simule la réaction du secteur à des chocs exogènes et en isole les effets en considérant le modèle toutes choses égales par ailleurs.

L’étude décrit trois scénarios:
  1. Une baisse du prix du blé tendre de 33 % - telle que le marché l’a connue entre la moyenne observée sur la période 2011-2013 et la période 2014-2017 - , aurait pour effet de réduire de 10,6 % les surfaces cultivées en blé tendre. Par conséquent, l’excédent brut d’exploitation par hectare diminuerait de 12,9 % pour le secteur agricole. La diminution du coût de production par tonne des animaux de 8,3 % qui en résulterait n’augmenterait que légèrement le volume de production animale avec une marge sur ces produits de +0,7 %.
  2. Il résulte de la baisse de 40 % du prix du pétrole intervenue entre la période 2011-2014 et la période de 2015 à mi 2019 modélisée par Magali une diminution des coûts de production, tant pour le blé tendre (-3,6 %) que la production par tonne des animaux (4,8 %). L’excédent brut d’exploitation par hectare augmente en conséquence de 8,0 %. 
  3. Une baisse de la consommation de viande de 12 % observée entre 2007 et 2017 entraînerait une diminution de 1,4 % de l’excédent brut d’exploitation par hectare du secteur agricole et de 5,0 % pour le seul secteur de la production animale.
 
Notes
puce note (1) Direction générale du Trésor, L'agriculture française face à des chocs externes, Trésor-Éco n° 240, Juin 2019
puce note (2) Pour en savoir plus sur le modèle Magali 2.0 : Direction générale du Trésor, Le modèle de simulation du secteur agricole français Magali 2.0, Documents de travail N° 2019/2, Juin 2019
 
 
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