Selon l’Insee, en 2018, la consommation des ménages ralentit plus fortement que le pouvoir d’achat

Dans sa publication Insee Première parue en juin 2019(1), l’Insee constate qu’en 2018, la consommation des ménages a ralenti plus fortement que le pouvoir d’achat. La dépense de consommation des ménages se limite aux dépenses que les ménages supportent directement. Elle comprend la part des dépenses de santé et d’éducation restant à leur charge.

En 2018, la hausse du revenu disponible des ménages ralentit légèrement en termes réels (+ 1,2 %, après + 1,4 % en 2017), avec une augmentation du revenu disponible brut en euros courants (+ 2,7 %, après + 2,2 % en 2017) supérieure à celle des prix (+ 1,5 %, après + 0,8 %).

« La hausse du pouvoir d’achat des ménages par unité de consommation diminue très légèrement (+ 0,7 %, après + 0,8 % en 2017), mais reste relativement élevée pour la période post-crise (+ 0,1 % en moyenne par an depuis 2008, contre + 1,7 % entre 2000 et 2007) ».

La dépense de consommation ralentit plus nettement : + 0,9 % en volume, après + 1,4 % en 2017. « Hormis les achats de téléviseurs, portés par la Coupe du monde de football, les achats de biens durables poursuivent leur ralentissement, tout en restant plus dynamiques que l’ensemble de la consommation ».

En conséquence, le taux d’épargne s’accroît de 0,3 point pour s’établir à 14,2 % du revenu disponible brut, ce qui le place au même niveau qu’avant la crise (14,3 % en moyenne entre 2000 et 2007) et un demi-point inférieur à son niveau post-crise (14,8 % en moyenne entre 2008 et 2018).

Les consommations de tabac baissent en 2018 (– 7,6 %), du fait de la hausse des prix (+ 14,2 % en 2018) et, les dépenses d’alimentation, de boissons alcoolisées et d’habillement, se replient en volume.

En revanche, les dépenses en hébergement-restauration restent très dynamiques. « La fréquentation touristique atteint un nouveau record en Île-de-France avec environ 50 millions de touristes en 2018, malgré un contexte social peu propice (grèves dans les transports, mouvement des gilets jaunes) ».

Les dépenses de transports, tout en décélérant (+ 1,6 %, après + 3,6 % en 2017), contribuent positivement à la croissance de la consommation. « Cette croissance est principalement portée par la dépense des ménages en équipement automobile (+ 4,7 %) et par les achats de véhicules en leasing, même si ceux-ci ralentissent tendanciellement (+ 8,7 % en volume) ».

Les dépenses liées au logement accélèrent « Les dépenses de logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles augmentent de 1,4 % en volume, après + 0,7 % en 2017 et + 1,4 % en 2016, dans un contexte d’accélération des prix (+ 1,3 %, après + 0,9 % en 2017 et + 0,1 % en 2016). Cette croissance est portée par celle des loyers (+ 2,1 % en volume) ».
 
Notes
puce note (1) Insee Première n° 1757- Juin 2019 – « En 2018, la consommation des ménages ralentit plus fortement que le pouvoir d’achat »
 
 
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