Troisième édition de l’étude sur le tissu économique du secteur de la production audiovisuelle du CSA

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a publié pour la troisième année consécutive une étude sur le tissu économique de la production audiovisuelle (1) . Il s’est intéressé d’une part, à la fabrication des programmes à travers une analyse des activités des sociétés de production et, d’autre part, à la structuration du secteur d’un point de vue économique.

Le rapport relève que le secteur de la production audiovisuelle ne témoigne pas de rupture dans ses performances économiques en 2016 par rapport à 2015. Ainsi le tissu des sociétés de production audiovisuelle française est composé d’un total de 3 994 entreprises actives en 2016 (en hausse de 2,45 % par rapport à 2015). Ce secteur se caractérise en outre par une proportion élevée de très petites structures n’employant aucun permanent (10,2 % en 2015).

Le chiffre d’affaires des entreprises de production audiovisuelle s’élève à près de 3 Mds€ en 2016, en progression de 34 % par rapport à 2008 (et 4,6 % par rapport à 2015). Les 200 plus grandes entreprises ont contribué pour 72,5 % au chiffre d’affaires total du secteur, les 10 plus grandes pour 16,5 %.

La plupart des entreprises de production audiovisuelle sont basées en Ile-de-France (70 % en 2016). Il est indiqué que malgré cette concentration géographique du secteur, les sociétés de production en régions témoignent d’un dynamisme important avec un taux de croissance supérieur depuis 2014 au taux francilien.

Le rapport souligne que les éditeurs de chaînes de télévision sont confrontés depuis plusieurs années à des enjeux forts et structurants tenant notamment à l’évolution des modes de consommation des contenus. Ces enjeux demeurent en 2017. En 2017, la durée d’écoute individuelle (DEI) de la télévision s’établit à 3 heures et 42 minutes par jour. Elle a baissé par rapport à 2016 (-1 minute). Si cette DEI demeure globalement stable, celle des populations les plus jeunes baisse rapidement (de 1h53 à 1h46 entre 2016 et 2017 pour les 4- 14 ans).

Les acteurs traditionnels doivent également faire face à la pression exercée par de nouveaux acteurs non linéaires tels que les services de vidéo à la demande par abonnement. Néanmoins, en 2016, les recettes totales des chaînes de télévision françaises gratuites et payantes sont en hausse pour la première fois depuis 2011 et s’élèvent à 8,6 Mds€ au total.

S’agissant de l’exportation des programmes français, les ventes à l’étranger ont atteint un nouveau record en 2016 : leur chiffre d’affaires s’établit à 189,1 millions d’euros. Depuis 2009, le montant des recettes des exportations a connu une hausse de 89,1 %.
 
Notes
puce note (1) CSA - 3e édition de l'étude sur le tissu économique de la production audiovisuelle
 
 
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