INSEE – Bilan démographique 2021 - La population française est de 67,8 millions d'habitants

L’INSEE a publié son bilan démographique 2021(1) encore marqué par certains des effets de la pandémie.

Au 1er janvier 2021, la France compte 67 422 000 habitants : 65 250 000 résidents en métropole et 2 172 000 dans les cinq départements d’outre-mer. La population augmente de 0,3 % en 2020, comme en 2019. De 2014 à 2018, la population augmentait en moyenne de 0,4 % par an.

En 2020, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, s’établit à + 82 000. En 2016, il avait atteint son niveau le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il n’a cessé de baisser depuis lors et atteint de nouveau un point très bas en 2020. Cette baisse est due au recul des naissances qui se poursuit depuis six ans, mais surtout à la forte hausse du nombre des décès pendant la pandémie de Covid-19 soit 7,3 % de plus qu’en 2019. La moitié de la croissance de la population en 2020 est ainsi due au solde naturel et l’autre moitié au solde migratoire, estimé à + 87 000 personnes.

En 2020, 740 000 bébés sont nés en France, soit 13 000 naissances de moins qu’en 2019 (- 1,8 %). La population féminine de 20 à 40 ans, âges où les femmes sont les plus fécondes, a globalement diminué depuis le milieu des années 1990. En 2020, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’établit à 1,84 enfant par femme, après 1,86 en 2019. L’âge moyen à la maternité continue de croître régulièrement : il atteint 30,8 ans en 2020, contre 29,3 ans vingt ans plus tôt.

En 2020, 658 000 personnes sont décédées en France (selon les estimations arrêtées fin novembre 2020). C’est 45 000 de plus qu’en 2019, soit une hausse de 7,3 %. L’augmentation est particulièrement importante pour les personnes de 65 ans ou plus, dont le nombre de décès en 2020 est supérieur de 43 000 par rapport à 2019, soit une hausse de 8,3 %. L’excédent de mortalité, toutes causes confondues, lors de la première vague de la pandémie (en mars et avril 2020) par rapport à la moyenne 2016-2019 est plus élevé en Espagne (70 %), en Italie (47 %), au Royaume-Uni et en Belgique (43 %) qu’en France (28 %). En 2020, la pandémie a fait perdre 0,4 an d’espérance de vie aux femmes et 0,5 an aux hommes.

Au 1er janvier 2021, plus d’une personne sur cinq (20,7 %) en France a 65 ans ou plus. Cette part augmente depuis plus de 30 ans et le vieillissement de la population s’accélère depuis le milieu des années 2010, avec l’arrivée à ces âges des premières générations nombreuses nées après-guerre (baby-boomers).

                                        

En 2020, 148 000 mariages ont été célébrés, dont 144 000 entre personnes de sexe différent et 4 000 entre personnes de même sexe. Il s’agit d’un recul historique : - 34,1 % par rapport à 2019. En effet, les célébrations de mariages ont été interdites durant le confinement du printemps, puis autorisées, mais avec une stricte limitation du nombre d’invités. De nombreux mariages ont ainsi été annulés et des projets de mariages reportés. En 2019, 196 000 pactes civils de solidarité (Pacs) ont été conclus, soit 13 000 de moins qu’en 2018
 

Décision du Conseil d’Etat n° 460002 du 11 janvier 2022 - Le port du masque ne peut être imposé en extérieur qu’à certaines conditions

Saisi en urgence par un particulier, le Conseil d’État a précisé dans sa décision n° 460002 du 11 janvier 2022(1) que les préfets ne peuvent imposer le port du masque en extérieur qu’à certaines conditions.

Un particulier a saisi le juge des référés du Conseil d’État pour qu’il ordonne la suspension de la décision par laquelle le Premier ministre a donné instruction aux préfets de mettre en œuvre l’obligation de port du masque en extérieur.

D’abord, le juge des référés du Conseil d’État, statuant en formation collégiale, relève que la possibilité de mettre en œuvre cette obligation est déjà prévue par le décret du 1er juin 2021(2). Toutefois, le juge des référés du Conseil d’État a précisé dans quelles conditions le masque peut être légalement imposé en extérieur :

i) la situation épidémiologique locale doit le justifier ;

ii) ensuite, le port du masque doit être limité aux lieux et aux heures de forte circulation de population ne permettant pas d’assurer la distanciation physique, ainsi qu’aux lieux où les personnes sont amenées à se regrouper (tels que les marchés, les rassemblements sur la voie publique ou les centres-villes commerçants) ;

iii) les périodes horaires doivent aussi être appropriées aux risques identifiés. En effet, bien que le risque de contamination au covid-19 soit plus faible en plein air, il n’est pas manifestement exclu par les recommandations scientifiques qu’une contamination se produise en extérieur lorsqu’il existe une forte concentration de personnes.

Cependant le préfet peut délimiter des zones d’obligation de port du masque suffisamment larges pour que sa mise en œuvre soit compréhensible et cohérente. Le juge des référés du Conseil d’État rappelle que le Premier ministre devra tenir compte des éventuelles évolutions des connaissances scientifiques pour adapter si besoin ses instructions aux préfets, voire mettre fin à cette obligation si l’utilité du port du masque n’était plus établie.

Compte tenu de ces éléments, le juge des référés du Conseil d’État a rejeté la demande de suspension de la décision du Premier ministre.

 
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