Lancement d’un appel à manifestation d’intérêt dans le cadre de la stratégie d’accélération pour la cybersécurité

La démocratisation de l’usage du numérique a engendré un risque accru de cyberattaques. La cybersécurité est la capacité à protéger les données et les services proposés dans l’espace numérique contre des attaques susceptibles d’en compromettre la disponibilité, l’intégrité ou la confidentialité.

Pour faire face à cette menace, une stratégie a été présentée en février 2021(1) par le Président de la République.

Financée à hauteur de 1 milliard d’euros, dont 720 millions de financements publics par France Relance et le Programme d’investissement d’avenir, la stratégie nationale pour la cybersécurité vise à l’horizon 2025 à :

- multiplier par trois le chiffre d’affaires de la filière (passant de 7,3 milliards à 25 milliards d’euros) ;
- positionner la France par rapport à la concurrence internationale en doublant notamment les emplois de la filière (passant de 37 000 à 75 000) ;
- structurer la filière et repositionner la France par rapport à la concurrence internationale en nombre d'entreprises ;
- faire émerger trois licornes françaises en cybersécurité en s'appuyant sur les grandes start-up du secteur, et notamment celles membres du French Tech 120 ;
- diffuser une véritable culture de la cybersécurité dans les entreprises ;
- stimuler la recherche française en cyber et l'innovation industrielle (hausse de 20% des brevets).

Le renforcement de la cybersécurité des collectivités territoriales, des établissements de santé privés et publics, ainsi que des établissements portuaires est également une priorité de la stratégie nationale de la cybersécurité. Pour répondre aux besoins de ces structures particulièrement exposées aux risques de cyberattaques, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour "Sécuriser les territoires" a été ouvert, le 18 mars 2021(2 et 3) jusqu’au 16 juin 2021, pour identifier trois projets de  "démonstrateurs" visant à l’expérimentation de solutions innovantes et inédites en matière de cybersécurité.

Dans un second temps, un appel à projets sera lancé pour chaque projet de démonstrateur retenu afin de soutenir financièrement les entreprises privées qui y contribueront. L’Etat engagera ainsi jusqu’à 20 millions d’euros pour co-financer (à hauteur d’au plus 50%) avec les porteurs de projets retenus, les investissements engagés par les entreprises dans les expérimentations de ces solutions innovantes.

Les solutions issues de ces expérimentations pourront ensuite être généralisées à l’ensemble des acteurs concernés dans tous les territoires.
 

DGCCRF : Bilan de la plateforme de signalements automatisés SignalConso un an après son lancement

Lancée à l’échelle nationale en février 2020 par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF)(1), la plateforme de signalements automatisés SignalConso(2) a désormais un an d’existence(3).

Ce dispositif d’alerte permet aux consommateurs de signaler en ligne les anomalies rencontrées dans leurs actes de consommation et aux professionnels concernés de proposer eux-mêmes des solutions pour les résoudre à l’amiable ou d’apporter des informations à l’administration concernant leurs pratiques. Les consommateurs sont également informés de leurs droits et de la possibilité de saisir un médiateur de la consommation après avoir essayé de trouver une solution avec le professionnel. Les entreprises faisant l’objet d’un signalement y trouveront des indications pour améliorer leurs pratiques.

Mises à jour en temps réel, les statistiques de la plateforme indiquent que depuis son lancement plus de 70 000 signalements y ont été effectués par des consommateurs, dont 25 000 liés au commerce en ligne. "Les secteurs qui ont fait l’objet du plus grand nombre de signalements en 2020 sont les achats de produits en magasins physiques ou en ligne (33%), suivis des "voyages et loisirs" (20%) notamment en lien avec les annulations de billets en ligne, et des problématiques liées au coronavirus (10%). Viennent ensuite des problématiques liées à la téléphonie et à Internet (7%), aux banques/assurance/mutuelles (6%) et aux réseaux d’eau/gaz/électricité (6%)".

61% des professionnels ont activé leur compte SignalConso afin d’accéder au signalement et pouvoir y répondre. Sur l'ensemble des signalements lus, 80% ont donné lieu à une réponse de l'entreprise, permettant la résolution à l’amiable de nombreux litiges. Ce dispositif permet également aux professionnels d'apporter aux enquêteurs de la DGCCRF des éléments lorsqu'ils estiment que le signalement est infondé.

Grâce notamment à une forte interaction avec ses utilisateurs, SignalConso a fait l’objet d’améliorations tout au long de l’année 2020. Dès mars 2020, SignalConso a intégré une rubrique spécifiquement dédiée à la pandémie de COVID-19, celle-ci ayant créé de nouveaux besoins, par exemple des signalements liés à la réglementation des prix ou à la qualité de certains gels hydroalcooliques et masques. Plus de 5 000 signalements en lien avec la COVID-19, dont près de 1 400 durant la période de confinement du printemps 2020 ont ainsi été enregistrés.

De nouveaux développements de SignalConso interviendront tout au long de l’année 2021. Il est notamment prévu de donner au consommateur la possibilité de signaler une société dont il ne connaît pas l’identité, de simplifier le parcours des consommateurs en cas de litige ou encore de consolider l’apport de SignalConso auprès des professionnels, pour aider les plus petites entreprises à gérer leurs relations avec les consommateurs.
 
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