Publication d’un rapport de la Commission européenne sur l'évolution de l'emploi et de la situation sociale en Europe

La Commission européenne a publié, le 15 septembre 2020, l’édition 2020 du rapport sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale en Europe (rapport ESDE)(1) sur le thème de l’équité sociale et de la solidarité.

Elaboré par la direction générale de l'emploi, des affaires sociales et de l'inclusion, le rapport comporte une analyse économique actualisée des tendances sociales et en matière d'emploi en Europe ainsi qu'un examen des options stratégiques s'y rapportant.

Le rapport relève que la pandémie de COVID-19 a eu des répercussions profondes sur la santé, l'économie, l'emploi et la société qui menacent de réduire les progrès sociaux réalisés précédemment par l'Union. En effet, tous les États membres subissent un choc économique plus rude qu'en 2008 et 2009. La production économique s'est fortement contractée et le chômage est en hausse. Les personnes les plus vulnérables, dont font partie les jeunes Européens, sont particulièrement touchées.

La Commission européenne constate que :
 
  • des salaires minimaux et un revenu minimal adéquats peuvent avoir un effet bénéfique sur la mobilité sociale des Européens ;
  • le changement structurel, tel que la transition écologique, doit s'accompagner de mesures sociales pour réussir. Cette transition nécessite un investissement social sous la forme de programmes de requalification et/ou de prestations de chômage. Cet investissement social pourrait s'élever à 20 milliards d'euros au moins d'ici à 2030 ;
  • les dispositifs de chômage partiel protègent efficacement l'emploi. L'UE aide les États membres à fournir ce soutien par l'intermédiaire de mécanismes de solidarité tels que l'instrument de soutien temporaire à l'atténuation des risques de chômage en situation d'urgence (SURE) ;
  • le dialogue social et la négociation collective influencent l'équité et sa perception sur le lieu de travail en promouvant des salaires plus équitables, de meilleures conditions de travail et des marchés du travail plus inclusifs.

Le rapport invite l'Union et les États membres à tirer pleinement parti des possibilités offertes par la transition vers une économie plus verte et numérisée et intégrer l'inclusion, la solidarité et la résilience dans la conception de toutes les politiques.
 

Les nouvelles zones d'emploi de 2020 – Etude de l’INSEE

Une zone d'emploi est un ensemble de communes à l'intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l'essentiel de la main d'œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts.

Cette partition du territoire détermine le périmètre des études locales sur le marché du travail, et sert de référence pour la diffusion des taux de chômage localisés et les estimations d'emplois. Le zonage défini à la fois pour la France métropolitaine et les DOM, délimite des territoires pertinents tant pour les diagnostics locaux que pour la mise en œuvre des politiques territoriales initiées par les pouvoirs publics ou les acteurs locaux.

A l’occasion de la diffusion de ce nouveau zonage le 10 septembre 2020, l’INSEE et la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) diffusent une étude nationale et des études régionales consultables ainsi qu’une carte de 306 zones d’emploi établies au 1er janvier 2020 permettant d’analyser la structure du tissu productif au niveau territorial.

Depuis plusieurs décennies, le poids des secteurs d’activité s’est fortement modifié : la croissance très forte du volume des emplois du tertiaire s’est faite au détriment des secteurs de l’industrie et de l’agriculture principalement, et dans une moindre mesure la construction. Le rétrécissement de la sphère industrielle est en partie compensé par des activités de services aux entreprises, avec l’externalisation de fonctions assurées précédemment au sein des entreprises industrielles (comme le transport, la recherche et le développement, la restauration des salariés, le nettoyage...) et le recours au travail intérimaire.

Cette forte recomposition de la cartographie des emplois s’observe dans toutes les zones d’emploi : aucune zone n’affiche l’industrie comme premier secteur économique en 2020, alors qu’elles étaient encore une dizaine dans ce cas en 1990. Plus généralement, l’emploi se répartit dans un plus grand nombre de secteurs, et les économies locales ont donc tendance à se diversifier.

17 grandes agglomérations – parmi lesquelles Paris, Marseille, Lille, Lyon, Toulouse, ou encore Nantes, Rennes et Grenoble - concentrent un tiers des emplois et de la population : elles concentrent davantage d’emplois que d’actifs en emploi et attirent donc des actifs des zones d’emploi environnantes. Ces 17 zones d’emplois ont en commun une part importante d’emplois de cadres dans les fonctions dites métropolitaines (fonctions de conception et de recherche, de commerce inter-entreprises, de gestion, de culture-loisirs et de prestations intellectuelles) qui concernent en moyenne 18 % des emplois totaux. Ce taux varie de 4 à 8 % pour les autres profils de zones d’emploi.
 
Informations légales | Données personnelles