L’INSEE publie l’édition 2019 de « France, portrait social »

L’INSEE a publié l’édition 2019 de son étude statistique annuelle « France, portrait social ».(1)(2)

Examinant les évolutions de la démographie française sur les quatre dernières décennies, l’étude fait état d’un gain de 12 millions d’habitants depuis 1975 pour atteindre 65 millions d’habitants en France métropolitaine en 2019. Cette croissance est principalement due au solde naturel (composant 78 % de la hausse), bien que ce solde ait diminué ces dernières années. Par ailleurs, avec une moyenne de 61 000 personnes supplémentaires par an entre 1975 et 2015, l’augmentation du solde migratoire a porté la part de personne immigrées dans la population résidant en France de 7,4 % à 9,7 %.

Sur cette même période, l’espérance de vie est passée de 76,9 ans à 85,4 ans pour les femmes, et de 69,0 ans à 79,5 ans pour les hommes. Combiné à cette augmentation de l’espérance de vie, le vieillissement de la génération dite des « baby-boomers » accélère celui de la population française qui comptait 13,4 % de personnes âgées de plus de 65 ans en 1975 contre 20,3 % en 2019. La maternité intervient par ailleurs de plus en plus tard avec une moyenne de 30,7 ans en 2018 contre 26,7 ans en 1975.

Le portrait social se penche sur la durée annuelle effective du travail qui a diminué de 350 heures en l’espace de quarante ans, soit une baisse de 17 %. Les horaires sont toutefois plus flexibles avec en particulier une nette augmentation du travail le dimanche (de 12 % à 28 % des salariés entre 1974 et 2016).

En outre, en France métropolitaine, le niveau de vie médian après redistribution a augmenté de 56 % entre 1975 et 2016. L’étude souligne néanmoins qu’après une diminution des inégalités de niveau de vie avant redistribution entre 1975 et le début des années 2000, elles ont augmenté depuis la crise économique de 2008 pour retrouver, voire dépasser, leur niveau de 1990. Si la mobilité sociale des femmes a progressé de 12 points par rapport à leur mère et de 6 points par rapport à leur père entre 1977 et 2015, la mobilité sociale des hommes est restée globalement stable sur cette période.

Les opinions des Français ont également évolué depuis quarante ans, en particulier concernant les femmes et leur place dans la société : 8 Français sur 10 adhèrent à la liberté des femmes de travailler quand elles le désirent contre 3 sur 10 en 1979. L’étude révèle que 24 % des Français estiment en 2019 que leur niveau de vie s’est amélioré les dix dernières années, contre 46 % en 1979.

L’étude de l’INSEE consacre un dossier à l’évolution de la famille et en particulier les évolutions récentes concernant le niveau de vie de familles monoparentales qui sont composées à 84 % de femmes résidant seules avec des enfants mineurs. La baisse du niveau de vie après la rupture est plus significative pour les femmes avec une diminution d’au moins 20 % pour la moitié d’entre elles, contre au moins 10 % pour la moitié des hommes dans cette situation. Plus d’une famille monoparentale sur cinq dont le niveau de vie était supérieur au seuil de pauvreté avant la séparation bascule dans la pauvreté l’année de la séparation.

L’INSEE analyse également les conséquences de l’imposition conjointe des couples mariés et pacsés qui profite aux couples ayant des revenus inégaux et organise une redistribution en direction des couples les plus aisés

Enfin, les mesures socio-fiscales ont généré une augmentation de 0,8 % du niveau de vie moyen de la population par rapport à la situation où elles n’auraient pas été mises en œuvre. Les 10 % des Français les plus aisés en ont le plus bénéficié avec une augmentation moyenne de 790 euros par an contre une augmentation située entre 130 et 230 euros pour le reste de la population.
 

Le plan « investir pour l’hôpital » - Ma santé 2022

Le 20 novembre 2019, le Premier ministre et la ministre des solidarités et de la santé ont présenté le plan « Investir pour l’hôpital »(1) pour accompagner l’hôpital dans les transformations engagés avec Ma santé 2022(2). Financé par de nouvelles ressources à hauteur de 1,5 milliard d’euros sur la période 2020-2022, ce plan comporte trois axes :
  1. Renforcer l’attractivité des métiers et fidéliser les soignants ;
  2. Lever les blocages de l’hôpital public ;
  3. Réinvestir dans l’hôpital en lui donnant des moyens nouveaux et de la visibilité dans le temps.

Parmi les mesures, il est prévu de mieux accompagner les débuts de carrière des soignants, en revalorisant et étendant la prime d’engagement dans la carrière hospitalière aux non-médecins et en l’ouvrant à toutes les professions en tension L’objectif est d’atteindre 5000 signataires par an à partir du 1er trimestre 2020.

Dès le 1er janvier 2020, pour renforcer l’attractivité des hôpitaux situés dans les territoires en tension (Paris ou territoires d’Ile de France) une prime de 800 euros nets sera versée aux personnels infirmiers et aides-soignants en dessous du salaire médian (environ 1950 euros net par mois).

L’attractivité des études hospitalières doit être consolidée et le statut de praticien hospitalier réformé pour lui donner plus de flexibilité.

Le nouveau plan entend également alléger les procédures administratives des hôpitaux en appliquant le principe du « dites-le nous une fois » ce qui permettra de recentrer le travail des équipes de soins.

S’agissant des moyens financiers alloués aux établissements de santé, et en complément du rehaussement d’1,5 milliard d’euros du budget au profit de l’hôpital, le Gouvernement s’engage à augmenter chaque année les tarifs hospitaliers d’au moins 0,2%.

Enfin, à partir de 2020, il est prévu que 10 milliards d’euros de dettes soient repris aux hôpitaux pour ceux qui souhaitent s’engager dans une trajectoire de désendettement et/ou dans un plan de transformation.
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