Consommation touristique record en France en 2017

La direction générale des entreprises a publié en mars 2019 une étude économique(1) consacrée à la consommation touristique en France en 2017 : en forte hausse, celle-ci s’élève à 168 milliards d’euros. La consommation touristique intérieure des touristes et excursionnistes français s’élève à 104 milliards d’euros (+ 4,8 % par rapport à 2016) et à 64 milliards pour les étrangers (+ 8,2 % par rapport à 2016). Cette progression s’explique par « un effet de rattrapage après une mauvaise année 2016 marquée par les attentats terroristes ».

La consommation touristique intérieure représente plus de 7 % du PIB français en 2017.

Même si elle perd des parts de marché depuis une vingtaine d’années, la France reste la première destination mondiale.

En 2017, l’hébergement collectif haut de gamme, c’est-à-dire l’hôtellerie 4 étoiles et plus et le camping trois étoiles, figure parmi les postes pour lesquels la dépense a le plus augmenté. Les dépenses de location entre particuliers, dont la hausse est plus faible que celle des autres postes d’hébergement, « ont été un moyen efficace pour la France d’accroître son accueil et donc ses recettes touristiques », grâce à la facilité offerte par Internet et à la possibilité pour les particuliers d’accéder au marché international.

Les dépenses de transport aérien progressent fortement en France comme dans le monde, en 2017 « les compagnies françaises, seules prises en compte dans le compte satellite du tourisme, ont accru leur fréquentation en passagers-km de 4,7 % et leurs prix de 3 % avec la hausse du pétrole ». Les dépenses en transport ferroviaire à longue distance ont progressé de 7 % en valeur, cette croissance étant due à la hausse du nombre de passagers, alors que « la croissance des dépenses touristiques en autocar est uniquement due à une hausse des prix de 3,8 %, conséquence de la hausse des prix du carburant ».

Les touristes étrangers, notamment ceux en provenance d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique du Nord, dépensent davantage en hébergements payants et en restaurants et cafés que les touristes français. Ainsi, « selon la Banque de France, en 2017, les Japonais et les Chinois dépensent environ 1 500 euros en moyenne lors de leur séjour ». L’étude relève que cette clientèle est plus volatile que les touristes français et « elle se détourne plus facilement vers d’autres pays en cas de mauvaise image de la France (attentats, grèves, insécurité ressentie, etc. ».

Si les touristes français effectuent des dépenses plus faibles que celles des touristes étrangers en hébergement et en restauration, leurs dépenses de carburants sont supérieures et ils utilisent plus souvent le train.
 

Signature d’une convention de déploiement de « Signaux faibles », une start-up d’État qui permettra de mieux anticiper les fragilités des entreprises

L’identification le plus en amont possible des difficultés des entreprises afin de mieux les accompagner s’inscrit dans le cadre du plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE).
 
Le 3 avril 2019, la Direction générale des entreprises (DGE), la Banque de France, la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) et la Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC) ont signé, une convention de déploiement de la start-up d’État « Signaux Faibles »(1).

Issu d’une expérimentation régionale en Bourgogne-Franche-Comté et développé depuis deux ans sous la forme d’une startup d’État, « Signaux Faibles » met l’intelligence artificielle au service des entreprises fragiles en permettant de détecter le risque de défaillance d’une entreprise à 18 mois en croisant les données relatives aux entreprises dont disposent les différents services de l’Etat et organismes de sécurité sociale, par le biais d’algorithmes basés sur des mécanismes d’apprentissage.

Ces résultats sont par la suite partagés dans la plus stricte confidentialité et aux seules fins de détecter d’éventuelles fragilités des entreprises, au sein d’une plateforme numérique collaborative uniquement ouverte aux différents partenaires qui sont la DGE, la Banque de France, la DGEFP, l’ACOSS.

Les PME sont particulièrement ciblées, notamment dans le secteur de l’industrie.

Les entreprises identifiées par « Signaux faibles » se verront proposer, par le commissaire aux restructurations et à la prévention des difficultés des entreprises (CRP), les chargés de mission de la Direccte ou les correspondants TPE de la Banque de France, des solutions adaptées à leurs besoins pour consolider leur développement ou leur permettre de rebondir dans les meilleures conditions. L’objectif de « Signaux Faibles » est également de faire évoluer le mode de travail des services concernés en les décloisonnant davantage.

En Bourgogne-Franche-Comté, Signaux faibles a permis, en 2018, aux services de la Direccte de détecter 63 entreprises en situation de fragilité : 48 visites se sont ensuivies pour analyser la situation avec le chef d’entreprise dans les 8 départements de la région et 83 % de ces entreprises sont désormais accompagnées. Signaux Faibles sera étendu aux régions Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Hauts de France d’ici le mois de septembre prochain, et sur tout le territoire d’ici la fin de l’année.
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Rapport relatif aux mutations des secteurs de la chimie et du papier carton

Le 1er avril 2019 la direction générale des entreprises du ministère de l’économie et des finances a rendu public un rapport du pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques (Pipame) relatif à l’amélioration des outils de production et à l’apport du numérique dans les secteurs de la chimie et du papier carton(1).

Le rapport constate que ces deux secteurs représentent un réservoir d’emplois important dans les territoires : 220 00 emplois et 71Mds€ de chiffre d’affaires dans le secteur de la chimie, 12 500 emplois et 5,3 Mds€ de chiffre d’affaires pour le secteur du papier-carton. Ils sont néanmoins soumis à une concurrence européenne et internationale intense : pour la chimie la France est en concurrence avec l’Allemagne, les Etats-Unis, le Japon et la Chine, et pour le papier-carton avec l’Allemagne, les Etats-Unis, le Japon et la Finlande. De plus, les consommateurs attendent davantage de responsabilité environnementale dans ces productions.

Pour soutenir la compétitivité de ces secteurs en France, le rapport préconise de déployer des solutions numériques pour moderniser les procédés et les produits, ce qui suppose un investissement conséquent pour la plupart des industriels qui sont en grande majorité des TPE et PME. Ce déploiement appelle en outre une formation des salariés à la conception, la communication, aux plate-formes-collaboratives et à la transformation des processus internes des entreprises, le rapport pointant un manque de compétences en gestion de la donnée et en matières de cybersécurité et de biochimie.

Selon le rapport, la France dispose déjà d’un fort atout dans le domaine des matières premières végétales (cultures et forêts) et son tissu industriel est déjà reconnu dans la chimie du végétal. Le rapport recommande d’étudier les conditions de développement des produits bio-sourcés et de favoriser deux tendances d’avenir que sont l’utilisation de la biomasse bois - transformation des usines de pâte à papier en bioraffineries pour faire face à une baisse d’activité - et celle de la catalyse enzymatique pour faciliter le raffinage du papier et améliorer les caractéristiques du papier. De même l’utilisation de nanostructure de cellulose peut être envisagée pour des applications diverses - résistance mécanique, émulsion et dispersion pour peinture, additifs alimentaires, cosmétiques, - et les produits présentent une plus grande recyclabilité.

Il recommande aussi de mettre les produits en vente sur une marketplace (forme marchande de la plateforme collaborative) pouvant offrir des débouchés à moindre coût pour des produits et permettant d'atteindre de nouveaux marchés de manière facilitée alors qu’il serait plus difficile, long ou coûteux de viser de nouveaux clients via les circuits de distribution traditionnels.
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Publication du décret du 27 mars 2019 relatif aux autorités compétentes pour accorder certaines aides en matière de débits de tabac

Le décret du 27 mars 2019 relatif aux autorités compétentes pour accorder certaines aides en matière de débits de tabac a été publié au Journal Officiel du 29 mars 2019(1).

Conformément au principe de déconcentration des décisions individuelles(2), l’article 1er du décret précité confie aux directeurs interrégionaux des douanes et droits indirects la compétence pour décider de l'attribution d'une indemnité de fin d'activité des buralistes, prévue par le décret du 10 mai 2017(3).

De même, l’article 2 du décret du 27 mars 2019 prévoit que la décision d’octroi de l’aide à la transformation est confiée au directeur général des douanes et droits indirects pour celle concernant les syndicats professionnels représentant nationalement les buralistes et au directeur interrégional des douanes et droits indirects d’Île-de-France pour celle concernant les débitants de tabac.

Il modifie notamment en ce sens le décret du 17 octobre 2018 portant création d'une aide à la transformation des débits de tabacs(4).
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