édito

Le travail en réseau au service des entreprises

JPF
Jean-Pierre Floris
Délégué interministériel aux restructurations d’entreprise
Après 45 ans de vie en entreprise en France et à l’étranger, et après avoir dirigé des entreprises sur tous les continents comme DGA de Saint-Gobain, puis ces deux dernières années comme PDG de Verallia, je suis heureux de servir dans l’administration depuis le mois de décembre 2017 comme Délégué Interministériel aux Restructurations d’Entreprises.

Je suis placé sous l’autorité des Ministres Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud et avec une équipe de trois personnes je suis responsable de trois missions :

  • coordonner la réponse de l’Etat en matière de restructurations d’entreprises,
  • vérifier le respect des engagements pris par les entreprises vis-à-vis de l’Etat,
  • anticiper l’impact des restructurations technologiques.
Sans changer les organisations je cherche à stimuler le fonctionnement en réseau de toutes les équipes qui sont impliquées dans les sujets dont j’ai la charge. Je suis ravi de l’état d’esprit constructif et coopératif de tous les collègues avec qui je travaille et impressionné par leur engagement.

Avec l’évolution des technologies même les entreprises en bonne santé doivent se restructurer pour rester performantes ; les restructurations doivent s’accompagner de plans sociaux de qualité, surtout en matière de formation et nous devons veiller à ce que les investissements soient le plus possible en France.

Lorsque les entreprises ont des difficultés nous devons les aider à trouver des solutions de continuité, mais nous ne devons pas donner d’argent public sans confiance dans les dirigeants, la qualité du dialogue social et le business plan.

L’équipe qui m’entoure m’épaule sur le plan administratif, mais avec mon expérience j’espère apporter de la rapidité dans les prises de position vis-à-vis des dirigeants ou des représentants syndicaux et de la confiance vis-à-vis des élus locaux.

Nous suivons en central environ 100 dossiers, dont 50 en détail et en région les 22 CRP suivent en moyenne 50 dossiers chacun avec l’aide des Direccte et des Préfets, qui m’impressionnent par leur engagement pour leur territoire et aussi leur sens de l’Etat.

J’ai répondu avec enthousiasme à la sollicitation d’Emmanuel Moulin(1) lorsque j’ai quitté la Présidence de Verallia, car j’ai toujours regretté le déclin de l’industrie en France lié pour moi :
  • à une trop grande rigidité administrative,
  • un manque de dialogue social,
  • et une formation professionnelle insuffisamment concrète.
L’évolution des mentalités et les choix politiques des français m’ont donné envie de participer à cette entreprise de redressement.

Notes
puce note Directeur de cabinet du ministre de l'├ęconomie et des finances
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