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Comment définiriez-vous votre rôle d'animatrice ?
Animatrice rime avec médiatrice. Notre rôle était d'accompagner une prise de conscience partagée, de créer un climat de confiance propice à la prise de parole de tous, pour que les préoccupations, sensibilités et opinions, parfois contradictoires, émergent de façon équilibrée, et qu'in fine les éléments essentiels ressortent. L'écueil aurait été de se laisser entraîner dans des considérations trop générales et/ou figées, ce qui, selon nous, a été évité. Nous avons ainsi cherché à créer le plus possible d'occasions, d'échanges d'où l'idée d'organiser le travail en séance par petits groupes qui favorisent la prise de parole de chacun et autorisent plus de liberté de fonctionnement.
A côté de cet objectif permanent d'équilibre à maintenir, nous avions aussi, bien sûr, un rôle de cadrage des discussions, de suivi de la feuille de route. Enfin, nous avions un devoir de fidélité aux propos échangés pour que les participants se retrouvent dans la synthèse finale.
En bref, on peut dire qu'il s'agissait de préparer les briques d'une construction qui sera poursuivie par d'autres, dès la TR3.
Quelle méthode avez-vous utilisée pour atteindre ces objectifs ?
Sophie : concernant la TR2, nous sommes partis des expériences vécues de chacun, à partir d'exemples très précis et de situations concrètes. Ces échanges ont permis de mettre à plat les difficultés et les faiblesses, de décomplexer tout le monde, de faire émerger l'idée que personne n'est parfait. Ils ont indirectement donné à voir l'envie de progresser des agents. Ils ont aidé les uns et les autres à s'apprécier, à rire ensemble de situations parfois complexes. C'est aussi une manière de prendre soin de soi, en tant que communauté de travail.
Christine : le sujet de la TR1 demandait de se projeter, d'exprimer sa vision de la "DRH groupe" de l'Etat. Nous sommes donc partis de ces visions différentes pour les regrouper par fonctions-types, ce qui a mis en valeur les points communs. Derrière les concepts, se dessinaient toujours des exemples concrets. A cette occasion, ce qui ressort, c'est la grande curiosité des agents envers les activités des uns et des autres et leur intérêt pour mieux connaître les métiers, les univers de travail et les chantiers de leurs collègues, ainsi que la créativité dont ont fait preuve les agents.
Qu'est-ce qui ressort de ces séances pour vous ?
Les tables rondes ont été une opération de découverte réciproque. L'écoute de l'autre a été de rigueur pendant tout le processus. Les personnes ont appris à se connaître. A cet égard, il aurait peut-être été intéressant d'organiser en cours de route, une réunion d'échange et d'articulation entre les membres des deux tables rondes en prévision, notamment, de la TR3.
D'une manière générale, ces moments « d'introspection », ces mises en mots d'expériences communes, sont bénéfiques pour tous.
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