La Lettre des Services des Achats de l'Etat
No 003, 24 juin 2010
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1. STRATEGIES
Economie, budget - Professionnalisation des achats
** Professionnalisation des achats : un important travail a été réalisé
depuis un an
L'État souhaite économiser un milliard d'euros sur ses achats d'ici à
2012. Cet objectif est atteignable, comme le montre le premier bilan
positif de la nouvelle organisation de ses achats, mise en place en mars
2009.
Créé il y a un peu plus d'un an, le Service des achats de l'État a
engagé, avec les responsables ministériels achats, une profonde
transformation de la politique achat dans les administrations de l'État.
Dans le contexte de difficultés budgétaires que connaît notre pays,
cette transformation doit permettre aux administrations de réduire leurs
dépenses sans remettre en cause l'exercice de leurs missions.
Depuis un an, un travail important a été réalisé et je souhaite
souligner le caractère interministériel de cette démarche :
le Comité des achats réunit tous les mois les responsables ministériels
pour préparer les décisions ;
le Conseil d'orientation, composé de personnalités issues d'horizons
variés, a tenu séance pour la première fois en février 2010 ;
les missions régionales achat, placées auprès des préfets de région,
sont en place et vont permettre de donner à la réforme un meilleur
ancrage territorial ;
une démarche innovante a été engagée, avec le programme Calypso, pour
identifier les actions génératrices de gains et y associer un grand
nombre d'acteurs ;
des outils et des méthodes, destinés notamment à mesurer les gains, à
mieux hiérarchiser les efforts et à les concentrer sur les plus forts
enjeux, ont été mis au point et mutualisés dans l'ensemble des
ministères ;
enfin, un travail important a, enfin, été effectué pour promouvoir des
objectifs de développement responsable et durable, conformément à la
circulaire du Premier Ministre du 3 décembre 2008.
Ces initiatives ont permis d'identifier des actions de progrès pour un
potentiel d'environ 500 M€ (actions déjà engagées ou actions
identifiées à l'issue de la première vague du programme Calypso). Cette
démarche doit être poursuivie et intensifiée, pour atteindre au minimum
l'objectif de 1 Md€ sur le périmètre de 10 Md€ d'achats
courants et doit être étendue à tous les types d'achats de l'État, ainsi
qu'aux achats des opérateurs, comme cela a été entrepris depuis la fin
de 2009.
La professionnalisation des acheteurs, qui place l'économique au centre
de l'acte d'achat, doit constituer une démarche « gagnant-gagnant » :
elle permettra aux administrations, nécessairement confrontées à des
baisses de crédits, de dégager les marges de manœuvres budgétaires
qui leur sont indispensables.
Cette politique est également l'occasion de faire progresser l'achat
public dans plusieurs directions :
Développer un achat durable, environnemental et socialement
responsable. Les bases de cette politique ont été posées : il faut
maintenant la traduire dans tous les processus d'achat.
Favoriser l'accès des PME à la commande publique. La
professionnalisation des achats a parfois, à tort, été assimilée à une
massification des marchés au niveau national. Il convient, là aussi, de
progresser, notamment au travers des missions régionales achat, pour que
les PME, qui partagent l'objectif de maîtrise des dépenses, puissent y
prendre toute leur place.
Grâce à la professionnalisation, permettre de faire progresser
significativement la dématérialisation des échanges avec les entreprises
et au sein de l'administration, dans les procédures de gestion des
marchés. Le SAE maîtrise l'un des outils de la dématérialisation, la
place de marché interministérielle www.marches-publics.gouv.fr, apprécié
des utilisateurs de l'administration comme des entreprises. Là encore,
il faut aller plus loin pour supprimer le papier et gagner en
productivité.
Un travail important a été accompli depuis un an, à la fois par les
personnels du SAE et l'ensemble des personnels chargés des achats dans
les différents ministères. De bonnes bases ont été posées. Il s'agit
maintenant, dans un environnement budgétaire encore plus contraint, de
les développer et d'engager ainsi les administrations de l'État et les
opérateurs, dans une dynamique de progrès qui doit les placer au niveau
des meilleurs.
La place de marché interministérielle
>> http://www.marches-publics.gouv.fr
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2. DOSSIER
Code des marchés (bonnes pratiques) - Professionnalisation des achats
** Cinq conseils d'expert pour acheter mieux
Optimiser l'achat public, tel est désormais le mot d'ordre. La
massification des achats n'est pas la seule réponse. D'autres leviers
d'économie existent souvent plus faciles à mettre en oeuvre et ils
n'impliquent pas perte de temps ou baisse de qualité, bien au contraire.
Revue de détail.
1. Standardiser les achats, exemple de la bureautique
La standardisation des achats a pour objectif de limiter le choix des
utilisateurs aux produits les plus attractifs en termes de rapport
qualité-prix. Comment bâtir sa stratégie ? La première étape est
primordiale : il faut se mettre d'accord sur les besoins. Il s'agit
ensuite de choisir de viser « le cœur de marché », en l'occurrence
un matériel aux « caractéristiques standards », c'est à dire sans
« surpréconisation ». C'est la démarche, adoptée dès 2004, par les
ministères financiers, dont le « catalogue » comprend aujourd'hui un PC,
un écran et trois portables (dont un ultraportable). Elle est mise en
œuvre de façon analogue par le ministère de l'Éducation nationale
pour la plaque interministérielle(1) et par le Mindef. Résultat ? Un
bilan très positif, puisque ce système a permis d'obtenir des baisses
significatives de prix et une homogénéisation des parcs informatiques
qui simplifie les procédures d'installation.
2. Mobilier : tendre vers le « juste besoin »
L'évolution des méthodes de travail, de la bureautique et de la surface
des bureaux a conduit les acheteurs à redéfinir le « juste besoin » en
matière de mobilier. Bureau isolé ou partagé ? Surface au sol restreinte
ou étendue ? Déménagement fréquent ? Travail collaboratif ou pas ?
Autant de questions à se poser et qui conduisent, dans la plupart des
cas, à privilégier les « plans de bureaux droits », un mobilier
facilement démontable ou un revêtement résistant. A noter que la
possibilité d'ajuster les pieds de bureau en hauteur n'est plus
considérée comme une surqualification, car la population grandit ! Pour
rédiger le cahier des charges, n'oubliez pas de suivre le segment
économique des fournisseurs : techniques nouvelles, machines utilisées
et savoir-faire. Attention, un meuble qui ne se fait plus peut entraîner
une surqualification.
3. Travaux immobiliers : négocier
Les acheteurs privés, qui bénéficient d'une liberté d'action importante
et d'un environnement juridique plus restreint, sont rompus à la
pratique de la négociation à l'inverse de certains acheteurs publics.
L'article 28 du Code des marchés publics (tel que modifié par le décret
n° 2008-1355) permet au pouvoir adjudicateur de recourir à la
négociation dans le cadre de la procédure adaptée pour des opérations
d'achats travaux dont le montant est inférieur à 4,8 M€. Mais rares
sont les cas où les documents de la consultation prévoient sa mise en
œuvre. Une analyse détaillée des prix unitaires des différents
fournisseurs avec les prix moyens et les prix objectifs de la maitrise
d'œuvre permet de détecter des prix élevés qui peuvent faire
l'objet d'une négociation. L'expérience montre que l'utilisation de ce
levier achat permet d'obtenir des gains achats significatifs, entre 5 et
20 %.
4. Impression : raisonner en coût complet
Pour calculer le prix d'une machine à café, il ne faut pas oublier celui
des « dosettes ». Pour les solutions d'impression, il faut prendre en
compte celui des consommables. Faisons le calcul(2) : l'impression de 1
000 pages revient à 150 € pour une imprimante (achat du matériel +
coût des consommables) et à 15 € pour un copieur (achat du matériel
+ coût de la copie). Choisir un matériel moins cher n'est pas suffisant.
Calypso 1 a confirmé que l'achat le plus « économique » est celui d'un
copieur multifonctions avec un contrat de coût à la page. Précurseur
dans la démarche, le ministère des Affaires étrangères a appliqué cette
stratégie d'achat sur son nouveau site, rue de la Convention, à Paris.
« What else ? »
5. Suivi des fournisseurs : maîtriser la performance
La revue de contrat permet de réaliser un suivi « performance » de
chaque fournisseur. C'est la démarche adoptée avec succès par l'Ugap
pour les achats papier. En juin 2009, l'Ugap analyse ses statistiques et
identifie que l'un de ses fournisseurs ne satisfait pas à la valeur
cible fixée pour le taux de livraison. Dans les quatre jours, elle lui
adresse un courrier de mise en demeure. Une semaine plus tard, une
réunion « revue de contrat » est organisée :
Constat : la gestion des approvisionnements des entrepôts réalisée au
fil de l'eau entraîne des ruptures de stocks, d'où des retards
d'approvisionnement et des surcoûts (transports d'urgence, achat de
papier hors contrat...) ;
Dès l'identification du dysfonctionnement, les niveaux de stock minimum
des qualités de papier commandées par l'État sont augmentés dans les
entrepôts.
Environ dix jours plus tard, la solution était opérationnelle. « Un
mois, chrono ! »
Accompagner les prescripteurs
dans l'acte d'achat
A la SNCF, les achats de travaux bâtiment représentent un segment
stratégique d'environ 200 M€ d'investissement chaque année pour la
seule région Ile-de-France. Soit à peu près 120 actes d'achat supérieurs
à 150 k€, pour un gain de 25 M€ de performance achat (en
comparaison aux budgets alloués pour les opérations). Ce bon résultat
est le fruit d'un travail collaboratif entre des prescripteurs et des
acheteurs, initiés très en amont, dès l'émergence d'un nouveau projet, à
l'acte d'achat. En pratique, chaque équipe projet intègre un acheteur
projet pour identifier les différents leviers qui contribuent à
optimiser l'achat (allotissement, planning, critères d'attribution,
alternatives et variantes techniques...).
(1) Éducation nationale ; Enseignement supérieur et recherche ; Affaires
étrangères ; Agriculture ; Culture ; Justice et Services du Premier
Ministre.
>>
(2) Calcul sur 4 ans
>>
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TROIS QUESTIONS à
Code des marchés (bonnes pratiques) - Gains achats - Performance achats - Réseau régional
** Michel Chaudier, Chef de mission achat de la région Rhône-Alpes
« Pour faire un bon achat, il faut y consacrer du temps »
Quels sont les leviers traditionnels d'économies d'achat au niveau
local ?
Bien identifier qualitativement et quantitativement les besoins. Quand
on réussit à traduire cette exigence en termes de prescription, elle se
transforme en une véritable arme anti-gaspi. Limiter le risque juridique
est également primordial. On évite ainsi les recours contentieux et leur
cortège d'incertitudes et de perte de temps. Mais attention à ne pas
confondre levier d'économie et objectif final !
Quels sont les pistes de progrès en matière de professionnalisation des
achats ?
« Pour faire un bon achat, il faut y consacrer du temps ». Cette
remarque m'a été faite à l'occasion d'un benchmark dans le service achat
d'une grande entreprise publique. Pour y parvenir, une seule solution :
l'action collective, la mutualisation. Il faut également s'appuyer sur
une bonne connaissance de l'état de l'offre, sans cesse évolutive. Cela
permet de mieux s'adapter à la demande des grands acheteurs, tout en
tenant compte des mutations de la technique.
Quel sera votre rôle dans la recherche de la meilleure performance
achat ?
Fédérer, faire adhérer les services prescripteurs à l'objectif commun de
« dépenser mieux en dépensant moins ». Il s'agit d'une logique
d'intelligence collective et, dans ce cadre, la mission régionale a un
rôle de facilitateur à jouer auprès des services acheteurs. Elle doit en
particulier les aider à trouver des solutions d'achat qui intègrent la
préoccupation économique. Par ailleurs, en tant que composante locale du
SAE, elle participe d'un schéma d'aide à la réflexion et à la décision,
en faisant remonter les sujétions de terrain rencontrées par les
prescripteurs.
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4. INTERVIEW CROISéE
Performance achats - Professionnalisation des achats
** Les opérateurs de l'État et leur démarche de professionnalisation des
achats
Pour Corinne Goncet, secrétaire générale du Cned(1), « la performance
passe par la mutualisation des pratiques ». Pour Vincent Goujon,
directeur des achats au CNRS(2), il faut surtout «« professionnaliser
les acheteurs ».
Quelle est la place du service achat dans votre établissement ?
CG. Créé en 2004, le service des marchés publics du Cned évolue vers un
service des achats à part entière, le SACned. Les personnels, qui ont,
pour l'essentiel, un profil de rédacteur juriste, ont vu leurs missions
s'élargir et se transformer pour s'adapter au métier d'acheteur. Ce qui,
en soi, est une petite révolution. L'autre nouveauté est d'ordre
stratégique. Le SACned vise la réduction des coûts de fonctionnement par
une rationalisation des pratiques d'achat. Il a notamment un rôle clé à
jouer dans le cadre du Plan d'Etablissement Exemplaire, qui consacre une
large place à la dimension environnementale et sociale de l'achat.
VG. Intégrée à la Direction des finances (DFI), la Direction déléguée
aux achats (DDA) du CNRS assure une mission de coordination des achats
passés par ses 19 délégations régionales et ses 1 250 unités de
recherche qui lui sont rattachées. Un poids considérable ! Il faut
savoir en effet que les achats du CNRS représentent environ 20 % du
budget de l'établissement, soit près de 650 millions d'euros. Dans ce
cadre, la DDA a pour mission de formuler les propositions relatives à la
politique d'achat de l'établissement(2), de participer à son élaboration
et à sa mise en œuvre, d'assurer la passation et l'exécution des
marchés publics nationaux, d'accompagner et de contrôler la
déconcentration et la coordination des achats.
Quelles sont vos priorités ?
CG. Elles se résument à trois mots : efficacité, efficience et
économie(s). L'objectif est de réaliser des marchés à moindre coût, tout
en assurant une performance économique plus importante. Un autre
objectif est de disposer d'un service réactif, à l'écoute des directions
métiers techniques, exerçant une veille technologique sur les produits
existants et ayant une connaissance certaine du marché fournisseur. Le
challenge consiste à mettre en œuvre les leviers juridiques et
économiques qui concourent à l'optimisation de l'achat public.
VG. Pour 2010, la DDA s'inscrira dans la conduite de nombreux projets de
modernisation (AEL, Simbad, missions, téléphonie, flotte automobile,
achats durables...). Pour autant, elle ne perd pas de vue ses priorités
traditionnelles : réalisation d'économies d'échelles et optimisation des
achats, garantie de la sécurité juridique, modernisation des processus
d'achats (dématérialisation), promotion de l'achat durable.
Comment accélérer la professionnalisation des achats ?
CG. Il faut partager les expériences, mutualiser les pratiques afin
d'être plus efficace plus rapidement, mais, au-delà, s'appuyer sur des
groupements de commande déjà constitués et ayant réalisé des marchés
performants. Ce peut être un groupement de commandes entre opérateurs,
l'adossement aux marchés des Services achats ministériels, ou encore le
recours à l'Ugap. Le Cned s'est, par exemple, tourné vers l'Ugap pour la
maintenance de ses ascenseurs, ce qui lui a permis de réaliser des
économies substantielles
VG. Former les acheteurs est primordial : cela signifie favoriser leur
professionnalisation non seulement en matière économique, mais également
juridique. Il faut également garantir aux responsables achat régionaux
un statut de type ingénieur, et valorisant leur métier, notamment par
des conditions de recrutement plus attractives. Il faut enfin effectuer
une veille réglementaire et jurisprudentielle constante et diffuser
l'information stratégique aux acteurs de l'achat.
(1) Cned : Centre national d'enseignement à distance
>> http://www.cned.fr/
(2) La présentation de la politique d'achat du CNRS
>> http://www.sg.cnrs.fr/achats/presentation/plt_achat.htm
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AGENDA
** Juin 2010
9. Réunion « Archivage marchés publics PMI »
10. Comité de pilotage PMI
11. Réunion « Archivage marchés publics PMI »
15. Restitution Calypso vague 2 (Bercy)
18. GT(1) interministériel Facturation électronique
18. Réunion « Archivage marchés publics PMI »
21. Journée des opérateurs de l'État
21-22. Forum « Dématérialisation PME » à Enstat - partenariat RCP
22. Restitution Calypso vague 2 - équipage immobilier Nord Pas-de-Calais
(Lille)
23. Comité des achats
23. GT(1) Guide achat du GEM DD « Achat de produits, matériel et
prestations d'entretien des espaces verts »
24. GT(1) mise en conformité « Référentiel général de sécurité des
systèmes d'information »
25. Réunion des correspondants communication
28. Deuxième rencontre SAE/DSI des ministères
28. GT(1) Développement durable de la CGPME
28-29. Formation sensibilisation aux fondamentaux économiques de l'achat
(IGPDE)
29. Réunion nationale des facilitateurs (Alliance Villes Emploi)
29. Réunion des correspondants achats responsables
30. Restitution Calypso vague 2 - équipage immobilier PACA (Marseille)
** Juillet 2010
1. Session 2 formation « Acheteurs leaders » (IGPDE)
1. GT(1) ergonomie « Cinématique de mise en ligne AAPC » - Messagerie
sécurisée
1. Atelier de l'OEAP sur les clauses sociales - Mise à jour du guide
7-8. Session 1 formation « Acheteurs principaux » (IGPDE)
8. Restitution Calypso vague 2 - Équipage immobilier Rhône-Alpes (Lyon)
8. Assemblée constitutive de l'association « Observatoire des achats
responsables »
21. Comité des achats
** Septembre 2010
15. GT(1) Afnor sur l'ISO 26000 appliqué aux achats
(1) GT : groupe de travail.
>>
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MARCHéS à VENIR
** Télécommunications, stockage, impression, contrôles
Prestations d'optimisation des dépenses de télécommunications :
notification prévue fin juin
Fourniture d'infrastructures de stockage et prestations associées :
remise des offres le 30 juin
Fourniture de solutions d'impression (copieurs et imprimantes) :
notification prévue juillet 2010
Marchés contrôles et vérifications réglementaires (septembre)
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CHIFFRES CLéS
** 459
C'est, en M€, le montant des commandes de véhicules passé à l'Ugap
en 2009. Soit 22 000 véhicules (deux roues, véhicules légers,
utilitaires, industriels et spéciaux).
** 68,5
C'est en % le nombre de marchés attribués aux PME par l'Ugap en 2009.
** 47 000
C'est le nombre de références éco-responsables proposées par l'Ugap.
** 280
C'est, en M€, le montant des commandes de matériel médical enregistrées
à l'Ugap en 2009.
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MOTS CLéS
** Coût complet
Coût complet = coût d'acquisition + coût de mise en œuvre + coût
d'usage + coûts associés + coûts de recyclage
Prendre en compte des éléments liés au coût complet permet d'élargir les
possibilités de gains achats. Il faut toutefois demeurer pragmatique :
il n'est pas besoin de calculer le coût complet de façon fine pour
prendre en compte certains aspects significatifs.
Exemple : meilleur agencement des salles informatiques + arrêt de
certains composants -> gain lié à l'énergie consommée de 1,3 M€,
sur une dépense de 8 M€ (Finances).
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3. FOCUS
Informatique
** Les logiciels libres, une opportunité d'économies pour l'État
Partager les bonnes pratiques et sensibiliser les équipes des directions
des services informatiques (DSI) des ministères aux enjeux économiques
et techniques des logiciels libres, tel était l'objet du séminaire
interministériel, organisé fin mai par le SAE, dans la suite de Calypso
vague 1.
Les logiciels libres sont-ils une alternative crédible aux solutions
propriétaires ? Quels sont les enjeux techniques et financiers pour les
administrations ? Comment gérer au mieux « l'open source » et en tirer
les bénéfices ? Quelles bonnes pratiques et enseignements peut-on tirer
de nos expériences ? C'est sur ces questions qu'ont planché
soixante-quinze informaticiens, réunis en séminaire, le 28 mai, à
l'initiative de Denis Oddoux, ancien leader de l'équipage « Logiciels »
dans Calypso, et Hervé Le Du, responsable du domaine informatique au
SAE. Objectif : faire émerger les meilleures pratiques, mettre en réseau
et sensibiliser ces utilisateurs potentiels.
Les débats ont commencé le matin par une série de témoignages
d'utilisateurs convaincus. Le MEEDDM, l'Intérieur, l'Éducation
nationale, la Gendarmerie nationale, l'Assemblée nationale, la Culture
se sont succédé à la tribune pour présenter leurs expériences en matière
de bureautique ou d'infrastructure des systèmes d'information. Ces
témoignages, concrets et nourris (nombre d'utilisateurs, économies
réalisées...), ont permis de mettre en avant tout ce que les logiciels
libres peuvent apporter, mais aussi le choix des bons projets, la mise
en œuvre adaptée, le(s) support(s) approprié(s) :
« le format du libre et de l'accès au code redonnent de la liberté
concurrentielle » ;
« la migration vers du libre n'est pas plus coûteuse que la montée de
version d'un logiciel propriétaire » ;
« en matière bureautique, elle constitue l'occasion de soutenir les
agents dans une démarche de meilleure productivité » ;
« l'emploi du logiciel libre se traduit par des baisses sensibles et
récurrentes des budgets informatiques en coûts de licence et de support,
les conditions de support étant en outre bien plus favorables que celles
proposées par les éditeurs » ;
« il faut encore renforcer les coopérations interministérielles qui
existent déjà » ;
« les administrations doivent travailler en réseau, notamment pour
adopter unanimement les bonnes pratiques de contractualisation et
mutualiser certaines expertises ».
Dans l'après-midi, les ateliers de travail ont débouché sur une dizaine
de préconisations, centrées, pour l'essentiel, sur un volontarisme accru
de l'État, mais également sur l'élaboration de solutions mutualisées, en
matière de marché de support notamment. Bilan très positif donc pour une
journée qui a permis la mise en réseau d'expertises et le partage des
bonnes pratiques.
Rendez-vous le 28 juin prochain pour une présentation des enseignements
tirés de la manifestation.
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5. PORTRAIT
** Stéphane Berthelemot, chef de mission achat Limousin
Quel est votre parcours professionnel ?
LB. J'ai appris mon métier d'acheteur dans la grande distribution
(Intermarché et Leclerc). J'ai ensuite œuvré au service achats du
Centre hospitalier universitaire (CHU) de Limoges. J'étais chargé de la
mise en place des achats groupés régionaux pour 53 établissements
(spécialités pharmaceutiques, dispositifs médicaux stériles,
alimentation, fournitures de bureau, carburants, consommables
informatiques, linge, produits diététiques, conditionneuse de
médicaments). J'avais également pour mission de coordonner, en
collaboration avec l'équipe du CHU, un appel d'offres national pour
l'ensemble des CHU et grands centres hospitaliers(1). Depuis mai
dernier, je suis chef de mission achat de la région Limousin.
En quoi consiste votre travail ?
LB. Mon rôle est d'aider à la mutualisation et l'expression des besoins
des services déconcentrés de l'État de la région Limousin. J'assure
également le déploiement et le suivi des marchés ministériels et
interministériels au niveau régional et local. Entre également dans mon
champ de compétence le pilotage des procédures de marchés régionaux. La
création d'un réseau d'acheteurs des services de l'État permettra de
partager les bonnes pratiques et de professionnaliser le travail des
acheteurs.
Qu'est-ce qui vous plaît dans ce métier ?
LB. On peut résumer cela en trois mots : partage, remise en cause,
nouveauté. Partager les expériences avec les autres acheteurs permet
d'améliorer ses propres compétences. C'est aussi une force pour la
négociation avec les fournisseurs. La réalisation d'une étude de marché
nécessite de faire preuve d'ouverture d'esprit et d'être capable de
développer une approche différente pour chaque segment d'achat. Chaque
jour apporte son lot de dossiers et de rencontres : c'est un véritable
remède contre l'ennui !
Avez-vous un projet de carrière ?
LB. Après avoir travaillé dans le privé, puis dans le milieu
hospitalier, je souhaite m'investir dans ce poste interministériel. Par
la suite, en fonction des opportunités au sein du SAE (ou des challenges
qui se présenteront), je m'inscrirai dans un nouveau projet.
Aujourd'hui, j'ai surtout envie de m'investir en tant que formateur dans
de la « formation action », pas suffisamment mise en avant dans le
secteur public.
Quel est votre loisir favori ?
LB. Je pratique la « marche active » et la randonnée. Sur le plan
culturel, je suis un membre d'un comité de jumelage (Espagne /
Allemagne). Je participe chaque mardi à des conversations en langue
allemande. Lecture et cinéma rythment les autres soirées.
(1) Le site du Groupement de coopération sanitaire UNI.H.A., créé sur
l'initiative des hôpitaux publics
>> http://www.uniha.org
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6. SUIVI DES GRANDS CHANTIERS
Professionnalisation des achats - Segments d'achats
** Calypso : les équipes segments à pied d'oeuvre
Les équipes segments, chargées de la mise en oeuvre des plans d'actions
« Calypso », ont été constituées.
A la suite de la vague 1 Calypso de 2009, une vingtaine d'actions
prioritaires ont été retenues par le Comité des achats pour un potentiel
de gains évalué à 260 M€ d'ici trois ans. Segments concernés :
affranchissement, assurances, gardiennage et surveillance, impressions,
infrastructures, logiciels, prestations intellectuelles, réseaux,
services informatiques et solutions d'impression. Pour chacun d'entre
eux, une équipe segment a été constituée. Elle est composée d'un
acheteur ou d'un prescripteur par ministère et est animée par un
acheteur « leader ».
Ces équipes interministérielles sont chargées, pour leur segment
d'achat :
de mettre en place un groupe projet, dont le pilotage est confié à un
des ministères représentés pour chaque opportunité identifiée ;
d'identifier de nouvelles opportunités de gains ;
de faciliter les échanges de bonnes pratiques ;
de développer un réseau d'appuis et de relais dans les ministères.
Pour accompagner les acheteurs « leaders » dans ce nouveau rôle, des
sessions de formation sont organisées tous les trois mois (leadership,
délégation, communication, management fonctionnel...) et un point de
suivi des travaux est réalisé chaque semaine avec le responsable de
programme.
pour les agents des ministères autres que des finances
>> http://www.finances.ader.gouv.fr/achats/service_achats_etat/calypso_sommaire.html
pour les agents des finances (Intranet)
>> http://alize.alize/alize16/achats/service_achats_etat/calypso_sommaire.html
Les équipes segments :
>>
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ET AUSSI...
Achats responsables - Professionnalisation des achats
** Trophée Décision achats 2010 : le Service des achats de l'État
récompensé
Achats responsables
Le magazine Décision achats récompense chaque année depuis deux ans les
meilleures pratiques en matière d'achat public.
Le Service des achats de l'État (SAE) a remporté, le 9 mars dernier, le
Trophée des « achats durables », organisé par le magazine Décision
achats, pour la mise en œuvre d'un marché interministériel de
gestion des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE).
« Une initiative complètement nouvelle, souligne Gérard Brunaud, chargé
de mission, en charge du dossier. Nous voulions, d'une part, opérer dans
les meilleures conditions techniques et environnementales la collecte et
le recyclage des ordinateurs, imprimantes, photocopieuses et téléphones
obsolètes de l'État, et, d'autre part, confier ce travail à des
personnes éloignées de l'emploi du fait de leur handicap. ».
Également à l'honneur, le ministère de La Défense, à travers Jean
Bouverot, responsable ministériel achats (RMA), nommé dans la catégorie
« Décideur achats de l'année », mais également la Caisse nationale
d'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts), primée dans la
catégorie « Achats publics ».
pour les agents des ministères autres que des finances
>> http://www.finances.ader.gouv.fr/achats/service_achats_etat/mar_deee.html
pour les agents des finances (Intranet)
>> http://alize16.alize/achats/service_achats_etat/mar_deee.html
Le palmarès
>> http://www.decision-achats.fr/TDA2010/
En savoir plus sur le marché DEEE pour les autres ministères :
>>
Professionnalisation des achats - Réseau régional
** Les chefs des missions régionales achat (CMRA) à pied d'oeuvre
Réseau régional
Depuis mars 2010, le Service des achats de l'État réunit chaque mois son
réseau de CMRA.
Depuis mars 2010, ce n'est pas à un, mais à trois séminaires d'une
journée, organisés par le Service des achats de l'État, qu'ont participé
les nouveaux chefs des missions achat. Ils n'ont cependant pas encore
tous rejoint la préfecture de région à laquelle ils sont rattachés. Ce
réseau sera en place d'ici l'été 2010 : seize d'entre eux sont en poste
et les six autres le rejoindront le 1er juin, ou le 1er juillet
prochain.
Les missions du SAE ; la nouvelle organisation des achats de l'État ;
les premiers travaux de massification des marchés ; le projet Calypso ;
la mesure des gains achats et les achats responsables sont quelques-uns
des sujets traités lors de ces réunions. Les participants ont également
défini ensemble un premier plan d'action sur la base de
l'expérimentation de la région Nord-Pas-de-Calais (voir la Lettre du SAE
n° 2).
Sur le terrain, la mutualisation régionale des achats avance. Les
régions Paca, Rhône-Alpes et Nord-Pas-de-Calais ont en effet lancé des
opérations de mutualisation des contrats de chauffage, ventilation
climatisation, suite aux propositions de Calypso 1, qui devraient
aboutir à des marchés massifiés régionaux pour le début de la période de
chauffe à l'automne 2010.
Beaucoup de projets et les CMRA attendent avec impatience la nomination
des assistants, dont le recrutement est en cours.
pour les agents des ministères autres que des finances
>> http://www.finances.ader.gouv.fr/achats/service_achats_etat/annuaires/pdf/annu_cmra.pdf
pour les agents des finances (Intranet)
>> http://alize.alize/alize16/achats/service_achats_etat/annuaires/pdf/annu_cmra.pdf
Les chefs des missions régionales achat :
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Performance achats - Professionnalisation des achats
** Impact, le nouveau tableau de bord « achat »
Performance achats
Désormais, chaque acheteur de l'État peut suivre ses projets achats
grâce à un nouveau système d'information de mesure de la performance de
l'achat public.
Il s'appelle Impact, pour Instrument de mesure de la performance achats.
Disponible depuis le 5 février dernier, ce nouveau logiciel permet
d'intégrer les données relatives à tous les projets achats en cours et à
venir (accord-cadre, marché, action de progrès) et de visualiser les
gains associés, au sein d'un véritable tableau de bord « achat ».
Conçu sur la base d'un projet du ministère de la Défense, cet outil,
développé pour et avec la communauté interministérielle, a rapidement
conquis la sphère achats. Simple et intuitif, il s'adresse tout autant
aux acheteurs, pour le suivi de leurs projets, qu'aux responsables
ministériels achats (RMA), pour la mesure des gains achats. Preuve de
son succès : le nombre de projets saisis ne cesse de croître : ils
devraient atteindre le millier d'ici fin 2010. Les ministères prévoient
d'utiliser Impact pour enregistrer tous les marchés socialement ou
environnementalement responsables dès le premier euro.
pour les agents des ministères autres que des finances
>> http://impact.finances.ader.gouv.fr/
pour les agents des finances (Intranet)
>> http://impact-exp.alize/
Comment accéder à Impact, et créer son compte ?
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Pour toute information complémentaire : contactez votre RMA ou le SAE
(Claire Darchy)
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PMI (Place de marché interministérielle) - Système d'information
** La cartographie 2009 des achats de l'État est parue
Système d'information / PMI
Les acheteurs de l'État peuvent aujourd'hui établir leur stratégie
d'achat grâce à la cartographie 2009, outil indispensable d'aide à la
décision.
Mise en place pour la première fois en 2008, la cartographie
interministérielle est élaborée par le SAE à partir des données
comptables issues des différents systèmes (Accord, NDL et maintenant
Chorus). Ces données (plus de 10 millions de lignes collectées) sont
contrôlées, retraitées et organisées pour donner aux acheteurs et aux
décideurs une vision claire des dépenses sur les différents segments
d'achats définis dans la nomenclature interministérielle. Pour chaque
segment d'achat, on peut ainsi connaître la dépense par ministère, par
région, par direction. La cartographie fournit également une aide
précieuse pour l'identification des principaux fournisseurs. Chacun peut
ensuite retravailler et analyser ces données en fonction de ses besoins
et questions.
A noter que si la cartographie permet d'étudier avec fiabilité les
grandes masses d'achat, la précision des données n'est pas
« scientifique ». En clair, l'expérience et la connaissance des
acheteurs sur leur segment demeurent indispensables pour l'exploitation
des résultats.
Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à contacter votre
RMA ou le SAE (Claire Darchy et Jean-Pierre Serrain)
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ORDRES DE GRANDEUR
** Les PME dans les marchés publics
Texte de l'article
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ORDRES DE GRANDEUR - ARTICLES
** 60 %
C'est la part des PME en nombre, dans les marchés publics de l'État(1).
(1) Critères européens, y compris critère de dépendance (chiffres 2008
de l'Observatoire économique de l'achat public).
** 30 %
C'est la part des PME en montant, dans les marchés publics de l'État(1).
** 499
C'est le nombre de PME ayant répondu à l'enquête de satisfaction Ipsos
2009 sur la Place de marché interministérielle (sur 820 réponses).
** 82 %
C'est la part de PME satisfaites de la Place marché interministérielle.
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La lettre d'information du Service des achats de l'Etat est éditée par
le Service des achats de l'Etat (SAE) du ministère du Budget, des
comptes publics et de la réforme de l'Etat. Directeur de la publication
: Jacques Barrailler, directeur du SAE. Rédactrice en chef : Carole
Roseau, chargée de communication. Conception : Aphania pour le Sircom.
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