Cette lettre d'information sur la mise en oeuvre des Direccte est destinée aux agents des régions préfiguratrices.
La RéATE le 16 novembre
Lundi 16 novembre 2009, François Fillon a prononcé un discours sur la réforme de l'administration territoriale de l'Etat, devant les secrétaires généraux des ministères, préfets, recteurs et directeurs ou préfigurateurs des directions régionales et départementales, réunis au CNIT (Paris La Défense).
Organisation et missions des Direccte
Le décret relatif à l'organisation et aux missions des Direccte a paru au Journal officiel du 13 novembre 2009.
Tous les textes de référence sont sur l'extranet des Direccte sous la rubrique
« documents de référence »
Toute l'information disponible sur les Direccte est en ligne
Ouvert depuis septembre 2008, l'extranet des Direccte met à la disposition de l'ensemble des agents des deux ministères toute l'information disponible sur les Direccte : comptes-rendus des Copil Direccte nationaux et locaux, rapports de préfiguration, textes de références...
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Nathalie Homobono, directrice générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF)
Qu'attendez-vous de la Direccte ?
Favoriser la consommation est avec le soutien à l'investissement et l'appui au développement international des entreprises l'un des trois axes de la politique économique du gouvernement. L'action pilotée par la DGCCRF a pour finalité la protection économique et la sécurité du consommateur. Il s'agit de donner confiance au consommateur dans ses actes d'achat, en veillant à son pouvoir d'achat, sa bonne information, sa santé et son intégrité physique. La DGCCRF a également pour mission de veiller à l'exercice d'une concurrence loyale sur les marchés, favorable au consommateur. La Direccte est plus largement chargée d'accompagner le développement des entreprises, au bénéfice de l'emploi et dans le respect des règles de protection des salariés et des consommateurs. Les trois pôles de la Direccte doivent ainsi œuvrer ensemble pour assurer cet équilibre, nécessaire en particulier au maintien de la confiance du consommateur. Je forme le vœu que la création de la Direccte permette de donner davantage de cohérence à l'action de l'Etat dans ces domaines et favorise la mutualisation des actions en faveur de la reprise d'une saine croissance. Ces objectifs supposent une présence de proximité. Comment envisagez-vous l'articulation de la Direccte avec le niveau départemental ? Pour assurer le relai territorial de ses orientations nationales, la DGCCRF s'appuie tout particulièrement sur la Direccte. Sous l'autorité du préfet de région, celle-ci coordonne la réalisation au niveau départemental des actions de protection économique et de sécurité du consommateur et conduit elle-même les actions qui relèvent de la concurrence entre entreprises. Ainsi, comme le précisent à la fois le décret instituant les Direccte et la circulaire du 17 septembre, la Direccte sera plus particulièrement chargée du pilotage régional et de la coordination des enquêtes au sein de la région. Elle assure la mutualisation des ressources « rares » de manière à ce que chaque direction départementale (1) bénéficie de l'expertise d'agents très spécialisés dont elle ne disposerait pas dans son département. La Direccte assurera également au sein du pôle C des missions opérationnelles, régionales par nature, grâce par exemple à ses brigades d'enquêtes en matière de suivi de la LME, de concurrence ou de vins. Pour utiliser une formulation simple, le pôle C sera chargé des relations entre entreprises et les directions départementales des relations entre les entreprises et les consommateurs. Bien entendu, ces deux niveaux sont complémentaires et doivent tisser rapidement les liens fonctionnels indispensables pour optimiser l'efficacité de l'action publique et agir dans l'intérêt de nos concitoyens. Par exemple, lors de la préparation de la Directive Nationale d'Orientation (DNO) qui fixe chaque année la programmation des actions de contrôle, la Direccte invitera les directions départementales, sous l'autorité des préfets de département, à proposer des actions ou à se porter candidates pour assurer l'exécution des actions retenues. C'est également en concertation avec les directions départementales que les Direccte organiseront la répartition des enquêtes programmées au sein de la région et la coordination des compétences spécialisées. Il est par ailleurs important que la Direccte tisse des liens avec d'autres directions régionales, par exemple avec la DRAAF pour arrêter ensemble le Plan d'Action Régional dans le domaine alimentaire et pour exercer de façon coordonnée l'autorité fonctionnelle sur les directions départementales où sont regroupés des personnels issus des ministères de l'Economie et de l'Agriculture. La DNO est-elle votre principal outil de pilotage ? Disposez-vous d'autres instruments ? La DNO, préparée chaque année, définit les thèmes prioritaires des enquêtes à mener dans les domaines de compétence de la CCRF. Cette DNO permet de programmer des enquêtes (nationales ou régionales) dans des secteurs économiques ou sur des pratiques commerciales « sensibles » au regard de la protection des consommateurs ou de certaines entreprises s'agissant d'atteintes à la concurrence. Elle complète d'autres outils de pilotage, au premier rang desquels le dispositif pluriannuel de performance, qui fixe des objectifs généraux assortis d'indicateurs de mesure de l'efficience de l'action des services centraux et déconcentrés. Parmi les indicateurs, figurent notamment le temps consacré aux enquêtes, la diversification des suites qui y sont données ou encore le délai de traitement des plaintes. La mesure des résultats obtenus s'appuie sur un système d'information qui permet à chaque agent de tracer ses diverses actions et le temps qu'il y a consacré. Ce système permet à la fois de rendre compte aux Ministres des actions réalisées dans tel ou tel domaine, en fonction de l'actualité économique (baisse des prix dans la restauration, bilan de la loi de modernisation de l'économie..), et de faciliter le pilotage régional. La DGCCRF exploite également les résultats de son baromètre national des réclamations, qui trace les demandes d'information et les réclamations des consommateurs et des professionnels. Cet outil alimenté au niveau départemental peut également être exploité au niveau de la Direccte pour programmer des enquêtes régionales. Avec la mise en place des Direccte au niveau régional et des nouvelles directions départementales, l'enjeu est de pouvoir continuer à s'appuyer sur des outils fiables, ce qui suppose de mener une réflexion avec nos divers partenaires pour partager et optimiser les dispositifs qui permettront à l'action publique de continuer à s'exercer avec cohérence et efficacité.
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Nomination des responsables de la préfiguration des Direccte
Depuis juillet 2008, cinq régions préfigurent déjà les prochaines Direccte : Aquitaine, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes. Avec cette décision, les nouvelles directions régionales en mode préfiguration sont étendues aux 22 régions métropolitaines. Les premières Direccte seront mises en place en début d'année 2010 et la totalité au plus tard avant le 1er juillet 2010.
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L'équipe de la Déléguée régionale au commerce et à l'artisanat en Aquitaine
La première mission de la DRCA Aquitaine consiste à veiller à la régularité du fonctionnement des chambres consulaires par la tutelle administrative et financière des huit chambres de commerce et d'industrie (CCI bordeaux, Libourne, Dordogne, Lot-et-Garonne, Landes, Pau Béarn, Bayonne Pays Basque, CRCI) et des six chambres de métiers et de l'artisanat (CMA Gironde, Landes, Dordogne, Pyrénées-Atlantiques, Lot-et-Garonne, CRMA) . En lien avec les TPG et en coordination avec les préfectures, la DRCA expertise les décisions des chambres consulaires soumises à l'approbation des préfets (préfet de département pour les chambres locales et préfet de région pour la CRCI et la CRMA) : adoption des règlements intérieurs, approbation des budgets votés et exécutés, demandes d'autorisation d'emprunt, participation au capital de société...
La DRCA assiste également le préfet dans la représentation de l'autorité de tutelle lors des assemblées générales des chambres consulaires. Au titre de sa bonne connaissance des CCI et CMA, la DRCA vient en appui des services instructeurs pour les demandes de subvention Feder portées par les chambres consulaires. Sa deuxième mission consiste à promouvoir la création, le développement et la transmission des entreprises artisanales et commerciales par l'instruction des demandes de subvention du Fonds d'Intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (Fisac). Ces subventions sont accordées aux entreprises de moins d'un million d'euros de chiffre d'affaires : elles visent à moderniser les TPE du secteur artisanal et commercial et à soutenir les collectivités territoriales dans la promotion du commerce de proximité (remise aux normes des halles et marchés, travaux urbains sur les rues et places commerçantes, stationnement et parking de proximité...). Au travers du Fisac, il s'agit également d'aider les associations de commerçants et d'artisans, les clubs d'entreprises et les chambres consulaires à dynamiser le tissu commercial en subventionnant les actions d'animation commerciale et de promotion du commerce de proximité (animations commerciales, études, diagnostics d'entreprise, site internet de commerce en ligne...). Enfin sa troisième mission consiste à communiquer sur les politiques gouvernementales et à valoriser les métiers de l'artisanat et du commerce. Pour atteindre cet objectif, la DRCA s'appuie sur les assemblées générales des chambres consulaires et des organisations professionnelles, qui sont l'occasion de présenter les dispositifs gouvernementaux en lien avec l'entreprise (loi de modernisation de l'économie, plan de relance, statut de l'auto-entrepreneur...). Diverses autres actions contribuent à valoriser les savoir-faire professionnels, comme par exemple l'attribution de labels et titres (label de l'entreprise du patrimoine vivant, titre de maître artisan, titre de maître restaurateur...) ou la promotion de l'artisanat d'art, comme par exemple l'organisation tous les ans du jury régional attribuant le prix de la Société d'encouragement des métiers d'art.
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